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Pêche au crabe : le fédéral confirme la fermeture d'une partie de la zone dès le 28 avril

Au quai de Shippagan, les pêcheurs de crabe des neiges retiennent leur souffle et espèrent pouvoir prendre la mer bientôt.

Au quai de Shippagan, les pêcheurs de crabe des neiges retiennent leur souffle et espèrent pouvoir prendre la mer bientôt.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Le ministre des Pêches et des Océans du Canada, Dominic LeBlanc, a annoncé que le fédéral n'a pas l'intention de revenir sur sa décision de fermer une importante zone de pêche dans le golfe du Saint-Laurent dès le 28 avril.

Le ministre s'est rendu à Shippagan, dans la Péninsule acadienne, jeudi, pour rencontrer les pêcheurs de crabe des neiges.

Le ministère impose cette saison hâtive et écourtée afin de réduire les risques que des baleines noires de l’Atlantique Nord s’empêtrent dans de l’équipement de pêche.

Des négociations étaient en cours entre les deux parties depuis quelque temps. Les pêcheurs de crabe des neiges souhaitaient que le Ministère reporte la date de fermeture.

« On ne change pas la date de fermeture, parce que c'était basé sur des avis scientifiques et la présence des baleines. Ça représente moins de 20 % de l'effort de pêche sur la grande zone. Il ne faut pas exagérer et dire que cette fermeture fait en sorte que les pêcheurs ne pourront pas aller chercher leur contingent », dit-il.




Zone de pêche au crabe touchée par une fermeture hâtive


Zone de pêche fermée

 points représentant les endroits où des baleines noires ont été aperçues
 Zone protégée (surperficie de 14 000 km 2 )

Source : Pêches et Océans Canada




Une décision pour l'avenir, selon LeBlanc

Le ministre Dominic LeBlanc explique que permettre aux pêcheurs de poursuivre la pêche dans cette zone pourrait avoir des conséquences encore plus graves sur l'économie de la région.

« L'impact économique de ne pas faire tout ce qu'on peut faire aurait été désastreux en termes d'accès au marché américain et de la réputation du Canada. Je suis convaincu que c'est la bonne décision pour l'avenir économique de toutes les pêches ».

Le député libéral d'Acadie-Bathurst, Serge Cormier, croit lui aussi qu'il s'agit d'un moyen d'assurer la survie de l'industrie à long terme.

« C'est une décision pour le long terme. Imaginez les impacts sur notre industrie s'il y a une fermeture de nos frontières. Ce sera peut-être une saison de pêche un peu difficile, mais je demande à tout le monde de travailler ensemble pour que la saison se passe le mieux possible », dit-il.

Au moins 18 baleines noires sont mortes dans les eaux canadiennes et américaines l’an dernier. Les scientifiques qui ont fait l'autopsie de carcasses ont conclu que plusieurs de ces baleines sont mortes empêtrées dans de l’équipement de pêche ou heurtées par des navires.

Pas plus tard que mercredi, une baleine noire a été retrouvée prise dans des cordages au large de Boston, aux États-Unis.

La baleine noire de l’Atlantique Nord est une espèce protégée en vertu des lois canadiennes et américaines. Il ne reste plus que 430 de ces baleines sur la planète.

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches