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Les racines du Jour de la Terre

Enfant d'environ deux ans qui danse dans la rue. Il porte un poncho.

Manifestation du premier Jour de la Terre, à New York

Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 1970

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au début des années 1970, le discours écologiste gagne les médias. Des événements collectifs sont organisés pour conscientiser la population à la nécessité de la protection de l'environnement. Découvrez deux initiatives de l'époque : le premier Jour de la Terre et les Fêtes de la planète.

Le 22 avril 1970, une équipe de l'émission Format 30 se déplace à New York pour couvrir une grande journée. L'événement qui célèbre la nature et la Terre est organisé par une coalition formée de représentants des milieux écologiste, universitaire et politique.

L’ambiance est joyeuse et sereine en ce premier Jour de la Terre où se mêlent hippies et hommes en veston-cravate. « C’est un jour qui est un début », affirme en français un des organisateurs à la journaliste Simone Auger dans ce reportage diffusé le 28 avril 1970.

C’est aussi un succès. Plus de 100 000 personnes se sont déplacées pour l’occasion.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Format 30, 28 avril 1970

Deux manifestations marquent la journée. D’abord, une marche sur l’emblématique 5e Avenue, les « Champs-Élysées » de New York, fermée à la circulation automobile pendant deux heures. Puis un rassemblement à l’Union Square qui se veut une école à ciel ouvert avec des kiosques d’information et des manifestations artistiques. Une immense sculpture est créée à partir de rebuts.

Quand je vois ceci, je vois le futur de la race humaine […] quand je vois les jeunes, je me sens plus optimiste...

Participant aux célébrations du premier Jour de la Terre

L'environnement menacé

Un an plus tard, des militants écologistes organisent les Fêtes de la planète. Celles-ci prennent la forme de manifestations et d'une marche destinées à sensibiliser la population à la lutte contre la pollution.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Format 30, 13 mai 1971

À l’émission Format 30 du 13 mai 1971, le journaliste Wilfrid Lemoine s'entretient avec Marie Choquet, présidente du comité de ces festivités. L’écologiste suggère des moyens individuels pour combattre la pollution.

Vendez votre voiture, prenez des vélos, prenez les transports en commun.

En hiver, baissez le niveau du chauffage, réchauffez-vous comme vous voudrez, avec qui vous voudrez.

Marie Choquet, présidente du comité des Fêtes de la planète

À la suite de cet entretien, Wilfrid Lemoine discute avec le biochimiste Fernand Seguin, président honoraire de l'événement.

Fernand Seguin est bien connu du grand public québécois à l’époque. Dès les années 1950, il se consacre à temps plein aux communications et anime les premières émissions scientifiques de l'histoire du petit écran.

L'animateur Fernand Seguin verse du sable sur une table pour former un volcan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fernand Seguin lors d'une expérience pour l'émission «La Science en pantoufles», 1954

Photo : Radio-Canada

Dans cette entrevue, il explique l'importance d'informer la population de la dégradation de l'environnement. Déjà en 1971, il sonne l’alarme. « Le problème de la pollution, celui de la faim et celui de la surpopulation sont à mon avis des problèmes auxquels un biologiste ne peut pas rester indifférent. »

Ces problèmes vont finir par peut-être mettre fin à l’aventure de l’espèce.

Fernand Seguin, biochimiste

Il faudra attendre 20 ans avant que le Jour de la Terre connaisse une ampleur internationale.

En 1990, plus de 130 pays forment des comités pour organiser des manifestations, des colloques et des expositions sur les dangers de la pollution.

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