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Cinq livres dans l'arène

La couverture du livre « Le jeu de la musique » de Stéfanie Clermont
La couverture du livre « Le jeu de la musique » de Stéfanie Clermont Photo: Le Quartanier
Radio-Canada

Les libraires ont leur mot à dire sur les cinq titres défendus cette année au Combat national des livres. Oui, la compétition sera féroce!

Une sélection présentée en collaboration avec Les libraires (Nouvelle fenêtre)

Le jeu de la musique
(Nouvelle fenêtre)
Stéfanie Clermont (Le Quartanier)

« Rarement un livre ne m’aura autant bouleversé que celui-ci. Avec cette œuvre, on a affaire à un roman par nouvelles qui explore la vie de quelques protagonistes d’une même bande d’amis. Le point d’ancrage de tout le récit est le suicide d’un des leurs. Se déploie une panoplie de personnages qui doivent continuer à vivre alors que le poids de leurs erreurs, leurs blessures, leurs lourdes aspirations, leurs amitiés déchues et leur liberté les engloutit dans l’apathie. Ces individus esseulés trouvent leur existence sublimée par la plume réaliste, crue et sensible de Clermont. D’un squat anarchiste californien, on passe à la crise étudiante de 2012 pour dépeindre toute la violence et l’aigreur d’une même génération. Le souffle de ce livre y est affolant, impossible de s’en sortir indemne. Néanmoins, une beauté aveuglante ressort de ce récit que je qualifierais, bien humblement, de chef-d’œuvre. »
Victor Caron-Veilleux, librairie Livres en tête

La couverture du livre « Écorchée » de Sara TilleyLa couverture du livre « Écorchée » de Sara Tilley Photo : Marchand de feuilles

Écorchée (Nouvelle fenêtre)
Sara Tilley (Marchand de feuilles)
Traduction d'Annie Pronovost
(Nouvelle fenêtre)

« Un premier roman remarqué, gagnant de plusieurs prix, enfin traduit en français! Étoile montante de la littérature terre-neuvienne, Sara Tilley brode ici un roman d’apprentissage comme il s’en fait peu. Le récit est celui d’une jeune fille blanche qui arrive dans une petite communauté du Nord, avec son père qui enseigne l’éducation physique à l’école. S’entrelacent, au fil de chapitres, des événements vécus par cette même jeune femme quelques années plus tard. Elle est, certes, un peu plus mature, mais elle semble être toujours à la recherche d’elle-même... Riche et originale, la plume poétique, mais crue de la jeune auteure dépeint avec une belle sensibilité ce passage vers l’âge adulte. »
Billy Robinson, Librairie de Verdun

La couverture du livre « C'est le cœur qui lâche en dernier » de Margaret AtwoodLa couverture du livre « C'est le cœur qui lâche en dernier » de Margaret Atwood Photo : Robert Laffont

C’est le cœur qui lâche en dernier
(Nouvelle fenêtre)
Margaret Atwood (Robert Laffont)
Traduction de Michèle Albaret-Maatsch

« Atwood est de retour avec un roman qui fouille les failles d’un système qu’on souhaiterait parfait. Une dure crise économique pousse un couple à déménager à Concilience, cette étrange ville qui offre à ses citoyens un boulot ainsi qu’une maison. Le hic, c’est que ce n’est qu’un mois sur deux, car la maison est partagée avec une autre famille, qui, entre-temps, est en prison. Mais dans ce monde où tout est aseptisé et surveillé, qu’advient-il d'un couple en temps de crise? Peut-on créer un monde idéal, sans que ce ne soit qu’un vernis apposé sur les torts de l’humanité? »
Josée-Anne Paradis, dans la revue Les libraires

La couverture du livre « Le club des miracles relatifs » de Nancy HustonLa couverture du livre « Le club des miracles relatifs » de Nancy Huston Photo : Actes Sud/Leméac

Le club des miracles relatifs
(Nouvelle fenêtre)
Nancy Huston (Actes Sud/Leméac)

« Cette fois, c’est l’écrivaine, la formidable conteuse qu’elle est qui a pris la plume pour tisser sa toile autour d’une histoire inventée de toute pièce qui se déroule en partie à Terrebrute, ville fictive déchiquetée par de gigantesques opérations d’extraction pétrolière dans Le club des miracles relatifs. Un site glauque qui pourrait tellement s’appeler Fort McMurray et où est embauché Varian, parti à la recherche de son père, marin pêcheur, disparu sans donner de nouvelles, laissant derrière lui ce fils pas comme les autres et une femme en perte de sens. C’est là-bas que Varian rencontre deux activistes écologistes qui jouent un rôle déterminant dans la quête du protagoniste hypersensible. »
Claudia Larochelle, dans la revue Les libraires

La couverture du livre « Ligne brisée » de Katherena VermetteLa couverture du livre « Ligne brisée » de Katherena Vermette Photo : Québec Amérique

Ligne brisée (Nouvelle fenêtre)
Katherena Vermette (Québec Amérique)
Traduction de Mélissa Verreault

Quartier North End, Winnipeg. Un coin de pays connu pour son taux élevé de violence et de criminalité. C’est là, au cœur des non-dits et des abandons, que se situe l’action de Ligne brisée, un roman qui raconte quatre générations de femmes métisses qui héritent tour à tour du fardeau de la peur. Petit à petit, en refusant le silence et à force d’amour, les plaies se cicatrisent et on voit poindre l’espoir d’une possible réparation.
Isabelle Beaulieu, dans la revue Les libraires

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