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Conflit de travail à l'ABI : les élus en ont assez et veulent le retour au travail

Les élus en conférence de presse

Jean-Guy Dubois, Geneviève Dubois, Mario Lyonnais et Yves Lévesque demandent au gouvernement provincial d'intervenir dans le conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour.

Photo : Radio-Canada / Pierre Marceau

Radio-Canada

Les maires de Trois-Rivières, Nicolet et Bécancour unissent leurs voix pour réclamer une intervention politique dans le conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), qui passera bientôt le cap des 100 jours.

Yves Lévesque, Geneviève Dubois, Jean-Guy Dubois ainsi que le préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, exhortent le gouvernement provincial à agir.

Ils souhaitent une nouvelle intervention de la ministre responsable du Travail, Dominique Vien, dans le conflit. En février dernier, elle avait convaincu les deux parties de retourner à la table de négociation.

Les élus demandent au gouvernement d’intervenir pour réconcilier les parties qui ont, selon eux, des positions diamétralement opposées. Selon les maires, le langage syndical repose sur les conditions de travail, alors que le langage patronal repose sur la productivité et le profit.

« Quand un fournisseur doit mettre des employés en arrêt de travail ou qu’un travailleur de chez nous voit ses heures coupées, ça m’inquiète, lance la mairesse de Nicolet Geneviève Dubois. Nous avons besoin de ces emplois de qualité sur notre territoire. »

De son côté, le maire Yves Lévesque croit que les employés doivent faire des compromis pour dénouer le conflit de travail.

Si on ne veut pas faire de concession, il n’y aura rien. Le syndicat, je pense qu’il doit s’attendre à ne pas avoir les mêmes propositions qu’il a eues au départ.

Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières

« Moi, si je suis un employeur et que je fais une dernière offre, ne vous attendez pas à ce que je revienne autour de la table offrir la même chose », ajoute Yves Lévesque.

Pour sa part, le maire de Bécancour préfère ne pas prendre position.

« Moi, la pression, je la mets sur les deux partis, dit Jean-Guy Dubois en entrevue à l'émission 360 PM. Je ne suis pas en mesure de dire qu'un parti a tort et que l'autre a raison. »

ABI a mis ses 1030 employés en lock-out le 11 janvier dernier. Le conflit a des conséquences économiques importantes sur la région. Selon le Syndicat des Métallos, le conflit a jusqu’à présent coûté 150 millions de dollars en pertes de profits.

Avec les informations de Pierre Marceau

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale