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Observer les oiseaux chez soi, un loisir utile pour la science

Un merle d'Amérique, un oiseau fréquent au Québec.
Le merle d'Amérique est un oiseau que l'on croise fréquemment sur les terrains à la recherche de fruits ou de vers de terre. Photo: iStock / Line Dugas
Radio-Canada

Vous observez des oiseaux sur votre terrain? Vos découvertes peuvent être utiles pour les chercheurs. Contribuer à des banques de données sur la faune aviaire est possible en quelques clics.

Un texte d'Alix Villeneuve

Plusieurs amateurs d'oiseaux compilent leurs observations et les ajoutent sur la plateforme eBird. Il s’agit d’une façon de contribuer aux connaissances scientifiques et au suivi des populations.

Il s’agit d’une banque de données accessible par n’importe quel ornithologue, amateur comme professionnel. Les amoureux des oiseaux peuvent y publier le nombre de volatiles observés selon l'endroit et l'heure.

Ces informations pourront ensuite être utilisées par des chercheurs ou des spécialistes de la conservation de la faune. Elles permettent de mieux connaître les aires de répartition des espèces, leur comportement et leur reproduction.

Une capture d'écran de la plateforme eBird.Dans un questionnaire en ligne, surnommé « feuillet », les amateurs peuvent enregistrer leurs observations. Photo : Capture d'écran du site Internet ebird.org

Même les données concernant les espèces observées dans une cour arrière sont intéressantes, souligne Jean-Sébastien Guénette, le directeur général du regroupement QuébecOiseaux.

Les gens nous [demandent] souvent si, effectivement, les oiseaux qu’ils ont à leurs mangeoires peuvent être intéressants pour la science. Oui, ce l’est.

Jean-Sébastien Guénette, le directeur général du regroupement QuébecOiseaux.

La banque de données Études des populations d’oiseaux du Québec (ÉPOQ), une des premières en son genre, a été fondée en 1975. Elle laisse de plus en plus sa place à eBird, entièrement en ligne.

Une science citoyenne

Selon le directeur général, l’ornithologie s’est bâti une réputation de science alimentée par les citoyens. Tout le monde peut y participer.

Je ne crois pas me tromper en avançant que c’est une des premières, sinon la première science citoyenne.

Jean-Sébastien Guénette, directeur général du regroupement QuébecOiseaux

Ouvrir la collecte de données à tous augmente les chances qu’il y ait des erreurs, reconnaît-il. Cependant, ce risque est négligeable, selon lui. « La quantité de données noie l’incertitude. »

Un moineau domestiqueGrâce aux données de plusieurs observateurs, des biologistes ont noté une baisse importante des populations de moineaux domestiques au Québec. Photo : iStock

Ces observations ont notamment permis de mesurer des changements dans le comportement de la faune aviaire, explique le directeur général.

« On sait maintenant que les oiseaux arrivent plus tôt et repartent plus tard [pour leur migration]. On pense que ce sont les changements climatiques qui sont associés à ça », explique-t-il.

Vous souhaitez maintenant attirer plus d'espèces chez vous? La réflexion se poursuit dans cet autre texte.

Protection des espèces

Environnement