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Les hostilités s'intensifient entre Kathleen Wynne et Doug Ford

Deux portraits de profil juxtaposés

Kathleen Wynne et Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Kathleen Wynne a accusé le chef conservateur Doug Ford d'être un menteur et un intimidateur et elle le compare directement au président américain, Donald Trump.

La chef libérale réagissait ainsi aux propos de Doug Ford formulés mardi. Doug Ford promettait alors de déclencher une vérification indépendante s'il est élu pour faire la lumière sur ce qu'il qualifie de dépenses irréfléchies de Kathleen Wynne et des libéraux. Mardi, durant un rassemblement partisan dans l’est de l’Ontario, Doug Ford a attaqué Kathleen Wynne personnellement. Discutant des choix économiques du gouvernement, M. Ford a déclaré : « Si Kathleen Wynne tentait de faire ce genre de trucs louches dans sa vie privée, il y aurait encore quelques libéraux qui se joindraient à David Livingstone (sic) en prison ».

Les conservateurs croient qu'une vérification indépendante permettrait d'indiquer s'il y a eu de la fraude.

Mercredi, la première ministre n'a pas mâché ses mots en réagissant à ces commentaires. Elle soutient que Doug Ford fait campagne de la même façon que Donald Trump faisait campagne aux États-Unis en 2016. Elle l'accuse d'être un menteur et un intimidateur.

« Doug Ford est comme Donald Trump. Il croit en la politique disgracieuse et vicieuse. Il est prêt à dire n'importe quoi sur n'importe qui parce que comme Donald Trump, il ne pense qu'à lui. »

Kathleen Wynne dit qu'elle combattra Doug Ford au nom des familles ontariennes.

Les conservateurs n'ont pas tardé à réagir à leur tour à cette déclaration. C'est la députée Lisa MacLeod qui a procédé aux attaques. Elle juge que c'est étrange de la part de la chef libérale de s'en prendre à quelqu'un d'un autre pays. Selon elle, il n'y a pas de doute que c'est pour éviter que les gens s'attardent au bilan libéral.

« C'est déplorable que Kathleen Wynne n'ait pas le même niveau de colère envers le président de Hydro One qui gagne 6 millions de dollars par année, pour les gens qui ne peuvent payer les tarifs d'électricité ou ceux qui attendent des soins dans des couloirs d'hôpitaux. »

La situation des finances de la province est toujours examinée lorsqu’un nouveau parti est élu. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé lorsque les libéraux ont pris contrôle de la province, en 2003. Le premier ministre d’alors, Dalton McGuinty, avait demandé à Erik Peters, un ancien vérificateur général de la province, de faire une enquête indépendante sur la situation financière laissée par les conservateurs. Il avait alors découvert un déficit de 5,6 milliards de dollars, environ le double que ce qui avait été déclaré par le parti de Mike Harris.

La campagne électorale n'est pas encore officiellement commencée. Elle doit débuter dans trois semaines. Ces échanges laissent croire que le ton de cette campagne électorale sera très dur et sans merci. La première ministre a d'ailleurs prédit une campagne « vicieuse ».

* Avec des informations de Julie-Anne Lamoureux

Toronto

Politique provinciale