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  • Métro de Montréal : De la CAM à la carte OPUS

    Carte d'abonnement mensuel identifée à la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal avec un numéro de code et la photo d'une jeune femme dans le coin droit.

    Spécimen d'une CAM lors de son lancement par la CTCUM en mars 1980

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 10 ans, la carte OPUS devenait le nouveau titre de transport mensuel de la Société de transport de Montréal (STM). Auriez-vous déjà oublié la précédente carte autobus-métro, mieux connue sous son acronyme « CAM »? De nos archives, nous vous offrons un petit retour dans le temps.

    Avant la technologie de la carte à puce, rechargeable électroniquement, les usagers de la STM devaient se procurer chaque mois la CAM. La carte autobus-métro leur permettait un nombre illimité de trajets par mois.

    La CAM a été la première carte d’abonnement mensuel vendue par la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM), devenue plus tard la STM. Son lancement en 1980 constitue donc une importante bonification de l’offre de services du transport en commun.

    Téléjournal, 17 mars 1980

    Au Téléjournal du 17 mars 1980, le présentateur Gabi Drouin annonce cette nouveauté de la CTCUM.

    Pour se procurer la carte autobus-métro, les usagers devront débourser 16 $ par mois. Pour les « écoliers et les gens du troisième âge », le tarif est fixé à 7 $ par mois.

    Cela représente une économie substantielle pour ceux qui prennent le transport en commun de façon régulière. Il leur en coûtait précédemment de 23 $ à 30 $ par mois selon le mode d’achat, par carnets de billets ou billets uniques.

    Avec un tel tarif mensuel, le gouvernement du Québec et la CTCUM expriment aussi une volonté que plus de citoyens empruntent les transports collectifs.

    Pour l’automobiliste, je crois qu’il y trouvera également son profit, puisque c’est tellement plus avantageux de payer un montant de 16 dollars et voyager un nombre illimité de fois durant le mois que d’utiliser une voiture.

    Lawrence Hanigan, président de la CTCUM

    Des aménagements pour le Grand Montréal

    Ce soir, 28 mai 1985

    Quelques années plus tard, une offre avantageuse est aussi proposée aux utilisateurs du transport en commun de Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal.

    Au bulletin de nouvelles Ce soir du 28 mai 1985, le journaliste François Harvey explique cette compensation financière qui a d'abord été appliquée au service de Laval.

    Les usagers réguliers de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal (CTRSM) bénéficient désormais d’une réduction tarifaire lorsqu’ils utilisent le réseau de la CTCUM. Sur présentation de la CAM de la CTCUM, ils obtiennent un rabais sur la carte de transport mensuelle de la CTRSM.

    On parle ainsi encore de deux titres différents pour les voyageurs de la Rive- Sud qui doivent se rendre à Montréal et non pas d’une intégration tarifaire pour les deux réseaux.

    N’empêche, la nouvelle est plutôt bien accueillie, comme en témoigne le journaliste François Harvey, non sans un certain recul :

    Voilà autant de cadeaux longtemps espérés dont l’annonce n’a rien à voir, selon le ministre Tardif, avec les prochaines élections partielles dans la circonscription de Bertrand, située justement sur la Rive-Sud.

    Il faudra attendre 1998 avant l’apparition de la TRAM zone 3, la carte mensuelle train-autobus-métro permettant de voyager de la Rive-Sud à la Rive-Nord en passant par Montréal.

    L'arrivée de la carte OPUS

    Téléjournal, 21 avril 2008

    Le 21 avril 2008, la STM lance la carte à puce OPUS, une technologie également adoptée par les réseaux de la grande région de Montréal et à Québec.

    Aucune hausse de tarif n’est alors prévue avec l’introduction de ce nouveau titre de transport.

    « À l’exemple des grandes villes du monde, Montréal, Québec, Laval et Longueuil passent à l’ère moderne dans les transports en commun », lance le journaliste Jacques Bissonnet au Téléjournal Montréal.

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