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Une nouvelle méthode pour assurer la qualité du sirop d'érable

Une nouvelle méthode pour assurer la qualité du sirop d'érable
Radio-Canada

Représentant plus de 150 acériculteurs de la province, l'Association Acéricole du Nouveau-Brunswick ne possède pour l'instant aucun moyen standardisé de permettre à ses membres de contrôler la qualité du sirop produit dans leur érablière. Mais cela pourrait changer, avec le développement d'un partenariat avec le Centre d'excellence en sciences agricoles et biotechnologiques (CÉSAB) de Grand-Sault.

Un texte de Kassandra Nadeau-Lamarche

Lorsqu’ils enverront leurs échantillons au laboratoire, les acériculteurs pourront désormais recevoir de l’information sur quatre composantes permettant d’assurer la qualité de leur sirop, soit la traçabilité, le défaut de saveur, le classement du sirop et finalement la détection du niveau de plomb contenu dans le sirop.

Pour ce qui est du plomb, les normes diffèrent d’un endroit à l’autre dans le monde. Au Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments exige un niveau maximal de 500 particules par million alors que l’État de la Californie est beaucoup plus sévère avec un maximum de 11 particules par million. L’information obtenue après l’analyse dans les laboratoires du Centre d’excellence de Grand-Sault donnera donc l’heure juste aux acériculteurs souhaitant exporter leur produit dans un État possédant une telle exigence.

« Les Néo-Brunswickois peuvent être assurés qu’on couvre toutes ces normes-là, qu’on a un excellent produit sur le marché et qui se vend partout dans le monde », ajoute la directrice générale de l’Association Acéricole du Nouveau-Brunswick, Louise Poitras.

Un homme dans un laboratoire examine un échantillon de sirop d'érable dans un microscope. Les échantillons de sirop d'érable seront analysés au laboratoire du CÉSAB à Grand-Sault. Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Une assurance de plus pour les petits producteurs

Même si le partenariat peut bénéficier les acériculteurs de toute taille, il s’agira d’une ressource particulièrement intéressante pour les plus petits d’entre eux.

« Nous autres on ne peut pas se permettre d’avoir quelqu’un qui vient pour vérifier notre production, donc je pense que ça va être un atout », explique Rodrigue Fafard.

Propriétaire de l’érablière du Versant Nord à Drummond, l’acériculteur a bon espoir que cette certification venant d’une tierce partie sera un atout supplémentaire pour la vente de son produit, puisque pour l’instant, les potentiels acheteurs doivent se fier à sa parole lorsqu’il assure que son produit est de qualité.

Projet pilote

Le partenariat devrait débuter sous peu et prendra pour l’instant la forme d’un projet-pilote d’une durée de deux ans, commençant possiblement dès les prochaines semaines.

« On vise d’attraper une petite partie de la saison cette année si on peut monter le projet assez rapidement », explique Josée Landry du Centre d’excellence.

L’Association Acéricole et le CÉSAB attendent donc une réponse de la province pour obtenir du financement dans le but d’acheter de l’équipement nécessaire aux analyses.

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