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33 morts par surdose d’opioïdes au Nouveau-Brunswick en 2017

Des comprimés éparpillés sur une table
Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique Photo: La Presse canadienne / Graeme Roy
Radio-Canada

Au moins 33 personnes sont mortes d'une surdose accidentelle d'opioïdes au Nouveau-Brunswick en 2017, ce qui constitue une hausse de 27 % comparativement à l'année précédente.

Parmi les 33 victimes, 7 avaient consommé du fentanyl et 1 du carfentanil. Ce dernier produit est un sédatif pour éléphants.

Le taux de mortalité en la matière, qui était de 3,4 morts par 100 000 habitants en 2016, a monté à 4,4 en 2017. Ce taux est plus élevé que ceux au Québec, en Saskatchewan et à l’Île-du-Prince-Édouard, mais il est plus faible que la moyenne nationale de 9,8 morts par 100 000 habitants.

Les données sont tirées d’un nouveau rapport gouvernemental sur la crise des opioïdes au Nouveau-Brunswick. Le nombre de morts par surdose d'opioïdes l'an dernier pourrait encore augmenter, souligne-t-on dans le rapport, au fur et à mesure que se terminent les enquêtes du coroner.

La province a resserré son suivi des cas de surdose, l’an dernier, et elle a annoncé la distribution de trousses de naloxone aux intervenants de première ligne en toxicomanie. La naloxone est un antidote aux opioïdes.

Les opioïdes sont généralement des médicaments antidouleur, mais leur consommation abusive peut mener à la dépendance, la surdose et la mort. Il s’agit notamment de fentanyl, d’Oxycontin, de Dilaudid et de morphine.

« Nous espérons que nous sauvons plus de vies »

Plusieurs premiers répondants, dont les ambulanciers paramédicaux, sont déjà équipés de naloxone.

Ambulance Nouveau-Brunswick administre la naloxone aux patients qui montrent des symptômes de surdose, mais le produit ne marche que dans les cas de consommation d’opioïdes.

Des trousses noires sur lesquelles le mot « naloxone » est inscritLa naloxone, qui est facilement transportable dans de petites trousses, est un antidote aux opioïdes. Photo : CBC

L’an dernier, 152 patients soupçonnés de subir une surdose ont répondu à la naloxone. C’est plus du double qu’en 2016 (70) et considérablement plus qu’en 2012 (21). Il s’agit d’une hausse de 624 % en cinq ans.

Les ambulanciers paramédicaux se sentent plus à l’aise d’administrer de la naloxone, selon Brian Attfield, coordonnateur de l’assurance de qualité clinique à Ambulance NB.

« Nous espérons que nous sauvons plus de vies », affirme Brian Attfield.

Possible sous-déclaration de surdoses

Au moins 108 personnes ont été soignées dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick pour une surdose d’opioïdes, de mai à décembre 2017. Environ 25 % d’entre elles étaient âgées de 20 à 29 ans.

Il s’agissait de la première année durant laquelle les autorités suivaient les cas de surdose d’opioïdes presque en temps réel, grâce aux données du coroner, d’Ambulance NB et des hôpitaux.

Le but est de détecter les tendances plus rapidement, mais cela ne se fait pas sans heurts. Les employés des hôpitaux notent l’information à la main, et chacun collige les données différemment.

Les auteurs du rapport font une mise en garde quant à l’utilisation des données pour établir des tendances ou faire des comparaisons entre les régions. Il y a probablement, selon eux, une sous-déclaration des cas de surdoses dans certains hôpitaux.

Personne dans les deux réseaux provinciaux de santé n’était disponible pour une entrevue à ce sujet.

Avec des informations de Karissa Donkin, de CBC

Avec les informations de CBC

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Santé publique