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La course folle vers l'Hyperloop

Représentation artistique d'un système de transport hyperloop aménagé en bordure d'une autoroute.

Photo : Radio-Canada / TransPod Hyperloop

Radio-Canada

Pendant qu'on investit dans les autobus et les trains de banlieue, d'autres voient encore plus grand. Plusieurs entreprises, dont celle de Sébastien Gendron, se lancent dans le projet Hyperloop, un mode de transport futuriste qui entrerait en concurrence avec l'avion.

Un texte de Frédéric Arnould

Voyager entre Montréal et Toronto en 45 minutes, sans jamais quitter la terre ferme, est le défi que propose le PDG de Transpod, basée dans la Ville Reine. Une véritable course au financement pour Sébastien Gendron, un Français, ancien ingénieur pour Airbus, et qui a travaillé chez Bombardier au Québec sur la fameuse C Series. La technologie de l'Hyperloop n'est pas nouvelle et ils sont nombreux à se lancer dans ce projet futuriste.

Lancée en 2013 par le milliardaire de Tesla, Elon Musk, l'idée a déjà été reprise par un autre milliardaire : Richard Branson de la compagnie Virgin. Son Hyperloop One est déjà en test dans le désert du Nevada sur une courte piste d'essai de 500 mètres.

Hyperloop

Un mode de transport futuriste qui entrerait en concurrence avec l'avion.

Photo : The Associated Press

Mais qu'est-ce que l'Hyperloop ?

« Pour faire simple, c'est un avion sans ailes, donc on est avec des capsules qui ont la même forme qu'un fuselage d'avion avec une cabine pressurisée, comme ça les gens peuvent respirer. Ces capsules circulent dans un tube en métal qui est relié avec des pompes à vide », explique Sébastien Gendron.

C'est un peu le même principe que l'envoi de courrier par pneumatique, mais beaucoup plus rapide, à une vitesse de plus de 1000 km/h.

Le projet qu'il veut construire en sol canadien relierait Montréal à Toronto en 45 minutes au coût de 60 $ à 80 $ le billet aller simple, avec des coûts de construction estimés entre 15 et 20 milliards de dollars. « Un système Hyperloop va proposer aux usagers la fréquence du métro avec la vitesse de l'avion », assure le PDG de Transpod.

Concurrence féroce

Un peu partout, des projets similaires se multiplient. La compagnie Hyperloop TT vient d'envoyer à Toulouse ses premiers morceaux de tunnel en acier pour y construire une rampe d'essai d'un kilomètre

Selon Sébastien Gendron, cette longueur serait toutefois insuffisante pour réaliser des tests probants.

Alors que le projet canadien est au point mort, faute de financement adéquat, Transpod a un autre projet d'Hyperloop plus avancé à Limoges, à trois heures au sud de Paris.

Le PDG de Transpod y est d'ailleurs en visite cette semaine pour tenter de finaliser sa ronde de recherche d'investissements pour que la première pelletée de terre ait lieu l'automne prochain et que les premiers essais voient le jour le printemps suivant.

Prudence canadienne

Pour l'instant, Québec et Ottawa regardent avec intérêt le projet, mais sans plus.

Transpod a donc décidé de mettre le cap sur Limoges. « Là, on est sur une deuxième levée de fonds qu'on devrait clôturer d'ici cet été pour 50 millions de dollars », explique Gendron.

Il espère que le Canada va emboîter le pas à la France et tirer avantage des futurs essais dans l'Hexagone l'an prochain, si tout va bien.

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