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Peu d’infirmières tentent leur examen en français au Manitoba

Deux jeunes gens, un homme et une femme, sont debout dans un couloir.

Des étudiants de l'École des sciences infirmières de l'Université de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis son entrée en vigueur au Manitoba en 2015, il y a eu moins de 10 tentatives pour passer en français le test NCLEX qui permet d'obtenir sa certification auprès de l'Ordre des infirmiers et infirmières de la province. Plus de 1400 l'ont été en anglais.

Jérémy Baudet est ainsi un infirmier à Winnipeg qui a passé le test NCLEX en 2016. Après une première tentative en français qu’il a échouée, il a décidé de retenter sa chance en anglais.

Il raconte que la formulation de certaines questions du test en français portait à confusion.

Selon lui, « 80 % du test était très compréhensible, mais il y avait quelques questions où la structure de la phrase, la ponctuation inexistante, faisaient que je finissais par me demander : qu’est-ce qu'on me demande dans la question? »

Un homme barbu est assis sur une chaise. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jérémy Baudet est infirmier à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

« Je pensais que ça allait être un avantage de le passer en français, explique Jérémy Baudet. C’est un test assez complexe ou chaque petit mot est un mot clef. Je n’avais pas envie de perdre du temps ou de voir ma capacité de compréhension diminuée par l’anglais, précise l’infirmier. Je pensais que ça allait être une chance, mais en fin de compte, ça ne l’était pas. »

Inégalité de ressources

S'il a réussi le test au second coup, c'est notamment parce qu'il a redoublé d'ardeur pour se préparer, dit-il.

Mais le matériel de préparation pour l'examen n'est disponible qu'en anglais. Il soutient que c’est un obstacle pour les étudiants francophones qui souhaitent le passer dans leur langue et que cela les pousse à faire le choix de l'anglais.

Toutes les ressources d’étude sont en anglais, tous les livres d’étude sont en anglais, toutes les questions de préparation sont en anglais, tous les logiciels sont en anglais.

Jérémy Baudet

Il est difficile de savoir pourquoi si peu de Manitobains francophones tentent le test, note la directrice générale de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Manitoba, Katherine Stansfield.

Elle souligne que les statistiques étaient semblables lorsque l'ancien test était en vigueur et affirme que l'Ordre veut s'assurer que tous ceux qui souhaitent passer le test en français ont les mêmes chances que les anglophones.

De nouvelles ressources de préparation de l’examen NCLEX en français seront disponibles au Canada plus tard ce printemps, indique Mme Stansfield.

Avec des informations de Camille Gris-Roy

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