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Québec ouvre les portes du G7 aux défenseurs des libertés civiles

Plusieurs dizaines de manifestants ont participé à une marche contre le G7 à Québec.

Plusieurs dizaines de manifestants ont participé à une marche contre le G7 à Québec, le 5 avril dernier.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Radio-Canada

Pour prévenir les arrestations arbitraires comme ce fut le cas durant le Sommet du G20 à Toronto en 2010, le ministère de la Sécurité publique du Québec accepte d'ouvrir toutes les portes à Amnistie internationale et à la Ligue des droits et libertés afin que ces organisations mènent une mission d'observation lors du Sommet du G7 en juin prochain, a appris Radio-Canada.

Un texte de Véronique Prince, correspondante parlementaire à Québec

Les défenseurs des libertés civiles auront donc accès à la zone de sécurité du Sommet qui se tiendra les 7 et 8 juin à La Malbaie, dans la région de Charlevoix.

« Le gouvernement du Québec est favorable à cette mission et a déjà amorcé les démarches nécessaires pour que les observateurs indépendants puissent circuler à l’intérieur du périmètre de sécurité ainsi que dans les différents lieux de détention », peut-on lire dans une lettre adressée aux deux organisations et dont nous avons obtenu copie.

« Le ministère de la Sécurité publique vous donnera accès à l’Établissement de détention de Québec où pourraient être détenues des personnes qui seraient arrêtées », précise la lettre.

La Sûreté du Québec communiquera avec la Gendarmerie royale du Canada pour s’assurer que celle-ci permette également aux observateurs de pénétrer à l’intérieur des zones sécurisées.

« Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés veulent rappeler l’importance d’éviter que la répression et les violations de droits qui se sont produites lors de grands sommets tels que le Sommet des Amériques à Québec, le Sommet de Montebello et le Sommet du G20 à Toronto, ne se reproduisent lors du Sommet du G7 », indiquent les organisations dans un communiqué de presse annonçant leur volonté commune de mener une mission d’observation.

Deux recours collectifs de 75 millions de dollars ont été autorisés par la Cour d’appel de l’Ontario contre la police de Toronto après le Sommet du G20. Environ 1000 personnes y dénoncent les techniques employées par les agents antiémeutes et les conditions d’incarcération.

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