•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Exclusif

Les proches de la 8e victime présumée de McArthur pensaient qu'il vivait caché

Une femme et un homme d'origine tamoule

Radio-Canada a joint la famille de Kirushna Kumar Kanagaratnam au Sri Lanka à l'aide d'un interprète

Photo : Application Viber

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Peu avant sa mort, Kirushna Kumar Kanagaratnam aurait cessé de contacter sa famille et aurait vécu caché à Scarborough, en banlieue de Toronto, après que sa demande de réfugié eut été refusée en appel. Sa famille au Sri Lanka cherche désespérément des réponses.

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

Joints par Radio-Canada à Jaffna, au Sri Lanka, sa mère et son cousin disent lui avoir parlé pour la dernière fois en août 2015. Sa demande d’asile venait tout juste d’être refusée et il tentait d’éviter la déportation.

Mais peu après, il aurait été assassiné par Bruce McArthur, soit entre le 3 septembre et le 14 décembre 2015, selon les policiers.

Un homme tamoul qui pose devant un arbreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kirushna Kumar Kanagaratnam

Photo : Famille de Kirushna-Kumar-Kanagaratnam

Que lui est-il arrivé? Ses parents âgés arrivent à peine à joindre les deux bouts, parce qu’ils vivaient grâce à l’argent qu’il leur envoyait.

Une citation de : Suthakaran Thanigasalam, cousin de Kirushna Kumar Kanagaratnam

Sa famille ne l'a jamais porté disparu, par crainte qu'il ne soit déporté par les autorités canadiennes. Sa mère pensait que son fils vivait caché depuis tout ce temps, et espérait le revoir un jour.

Kirushna Kumar Kanagaratnam a fui le Sri Lanka avec des centaines d’autres ressortissants tamouls à bord du cargo Sun Sea, en août 2010, après que son frère eut été assassiné.

La guerre civile venait alors de se terminer, et les tamouls se disaient persécutés par le gouvernement.

Un homme tamoul sur une motoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kirushna Kumar Kanagaratnam a fui la guerre civile

Photo : Famille de Kirushna Kumar Kanagaratnam

« Il aurait eu de sérieux problèmes s’il était revenu au Sri Lanka, nous ne comprenons pas pourquoi sa demande de réfugié a été refusée », dit son cousin.

Sa famille a vendu des bijoux en or et des meubles pour payer les frais des passeurs et permettre à Kirushna Kumar Kanagaratnam de venir clandestinement au Canada.

« Il n’avait pas de mauvaises habitudes, il était responsable et de bonne humeur quand on lui parlait », se désole son cousin.

Un homme assis à une tableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une photo de Kirushna Kumar Kanagaratnam prise au Canada

Photo : Famille de Kirushna Kumar Kanagaratnam

En larmes, sa mère Santhanaladchumy Kanagaratnam a demandé que le corps de son fils lui soit rapatrié, car il est important, dans la tradition tamoule, qu’il soit incinéré.

Ses proches au Sri Lanka ne sont pas en contact avec les policiers de Toronto et ne parlent que le tamoul. Ils ont été informés de la mort de Kirushna Kumar Kanagaratnam par le biais d’une tante qui vit à Toronto.

Vieille photo d'un jeune homme tamoul et d'une femme tamouleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kirushna Kumar Kanagaratnam avec sa mère Santhanaladchumy Kanagaratnam.

Photo : Photo fournie par Suthakaran Thanigasalam

Mardi, le détective en charge de l’enquête, Hank Idsinga, a indiqué qu’il ne savait pas si les corps pourront être retournés aux familles. « C’est une décision qui sera prise par le coroner », a-t-il déclaré en entrevue mardi. Il a ajouté que plus de 100 propriétés dans lesquelles Bruce McArthur a travaillé comme jardinier-paysagiste seront fouillées au printemps, et il n’écarte pas la possibilité d’y trouver d’autres victimes.

Bruce McArthur, 66 ans, fait actuellement face à huit chefs d'accusation de meurtre prémédité.

Avec les traductions de Kanga Buvaneswaran et Lakshine Sathiyanathan

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !