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  • Archives
  • La cinémathèque québécoise, témoin de l'évolution du cinéma et de la télévision d'ici

    On voit un vieux projecteur à bobines qui est exposé à la Cinémathèque québécoise.
    La cinémathèque québécoise célèbre ses 55 ans cette année Photo: La Presse canadienne

    La Cinémathèque québécoise existe depuis 55 ans. Située sur le boulevard de Maisonneuve à Montréal, elle préserve l'essentiel du septième art d'ici et une partie de celui d'ailleurs. Nos archives témoignent de la naissance et de l'évolution d'une institution dont la mission est de diffuser le travail de nos cinéastes et le faire connaître à tous les Québécois.

    En 1963, le cinéma au Québec s’affirme. Claude Jutra termine À tout prendre. Pierre Perrault et Michel Brault réalisent Pour la suite du monde. Il faut penser à préserver ces œuvres et celles qui les ont précédées au profit des futures générations.

    Conserver la mémoire du cinéma

    Dès le début des années 1960, plusieurs jeunes cinéastes et cinéphiles québécois s’organisent. Ils veulent à la fois sauvegarder la mémoire de notre cinéma national et combler le manque d’accessibilité des œuvres de répertoire du cinéma international au Québec.

    Le 18 avril 1963, ces passionnés fondent Connaissance du cinéma qui, par la suite, est rebaptisée Cinémathèque canadienne en 1964 et Cinémathèque québécoise en 1971.

    Le 20 octobre 1963, Guy L. Côté, fondateur de Connaissance du cinéma, est interviewé par les journalistes Renée Larochelle et Jean Garneau qui animent l’émission Présence de l’art. Le cinéaste y explique pourquoi lui et ses amis ont créé Connaissance du cinéma.

    Nous avons pensé en 1963 que le temps était mûr pour jeter les bases de ce qui existe dans la plupart des grandes capitales du monde, c’est-à-dire une cinémathèque, un musée du cinéma.

    Guy L. Côté, fondateur de Connaissance du cinéma

    Lieu de mémoire, la cinémathèque conserve le matériel lié à l’art cinématographique et télévisuel. Cela inclut les supports sur lesquels les films et émissions du petit écran sont enregistrés et les objets nécessaires pour leur production et diffusion

    Parmi ceux-ci, mentionnons un projecteur Powers 1906 utilisé pour donner des représentations de cinéma aux élèves du Collège de l’Assomption. On y trouve aussi les ciseaux qui ont servi à censurer les films au Québec entre 1918 et 1962.

    L’agora du septième art

    À ses débuts, la Cinémathèque québécoise ne peut montrer que certains de ses trésors, faute d’espace et d’un lieu adéquats. Cette lacune est corrigée en 1997 par une modernisation des locaux de l'institution qui prendra plus de trois ans.

    Le 25 février 1997, la journaliste culturelle Marie-Christine Trottier nous fait visiter à l’émission Montréal ce soir, la Cinémathèque québécoise dans son nouvel habillage. Plus vaste, mieux éclairée et équipée, les lieux rénovés vont pouvoir répondre au mandat que la Cinémathèque s’est donné. Ils peuvent rendre plus accessible le cinéma d’ici et d’ailleurs aux citoyens du Québec.

    On a essayé d’inventer un nouveau lieu qui n’existe pas à Montréal. C’est-à-dire un hybride entre la salle de cinéma, l’auditorium et le hall d’entrée.

    Gilles Saucier, architecte responsable du projet de modernisation de la Cinémathèque québécoise

    Avec les années, la Cinémathèque québécoise a constitué une collection qui englobe une partie importante du patrimoine cinématographique et télévisuel québécois. C’est un miroir précieux où se reflète, sous diverses formes, l’imaginaire et la créativité de la société québécoise.

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