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Les pétrolières saluent le projet de loi albertain pour limiter les exportations de pétrole

L'entreprise Kinder Morgan est l'entreprise porteuse du projet Trans Mountain
L'Alberta tente de faire pression sur la Colombie-Britannique pour que le projet Trans Mountain aille de l'avant. Photo: Radio-Canada / Erin Collins
Radio-Canada

Le projet de loi qui donnerait le droit au gouvernement albertain de limiter les exportations de pétrole vers d'autres provinces est un mal nécessaire pour s'assurer de l'expansion du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan, estiment les producteurs de pétrole et de gaz au Canada.

« Nous embarquons dans tous les efforts pour que ce projet aille de l’avant », a indiqué le président de l’Association canadienne des producteurs de pétrole, Tim McMillan.

Le président de l’Association canadienne des foreurs pétroliers, Mark Scholz, salue aussi « l’approche prudente » et « le leadership audacieux » de la première ministre albertaine, Rachel Notley, dans ce dossier.

« C’est décevant que nous en soyons arrivés à ce point-ci, déplore M. Scholz. Nous avons besoin que ce pipeline soit construit. Les pressions sur le gouvernement de la Colombie-Britannique sont nécessaires. »

C’est un avertissement considérable et efficace de la part du gouvernement albertain.

Mark Scholz, Association canadienne des foreurs pétroliers

Le texte du projet de loi 12 prévoit que la ministre albertaine de l’Énergie pourra exiger de tout producteur de pétrole qu’il obtienne au préalable un permis d’exportation. La ministre pourra alors choisir de limiter la quantité de pétrole exporté, le moment où il est exporté et le mode de transport.

Quelles conséquences?

Les associations représentant l’industrie énergétique s’inquiètent toutefois des conséquences de ce projet de loi.

Selon M. McMillan, si l’Alberta limite les exportations de pétrole, les consommateurs britanno-colombiens ne seront pas les seuls à souffrir. « Dès qu’il y a une barrière qui gêne la circulation des produits sur le marché, cela nuit aux économies et aux emplois de l’Ouest canadien », affirme-t-il.

Tim McMillan, le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers.Tim McMillan, le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers. Photo : Radio-Canada / Peter Evans

Le président de l’Association canadienne des pipelines d’énergie, Chris Bloomer, craint également « les conséquences fortuites et à long terme pour l’industrie et le public ». Il espère que les mesures prévues dans le projet de loi n’auront jamais à être utilisées.

De son côté, le président de l’Association des producteurs et explorateurs de pétrole (EPAC), Gary Leach, souhaite que le projet de loi soit utilisé « avec doigté » pour éviter toute conséquence négative sur les producteurs énergétiques de l’Alberta.

Une réponse fédérale attendue

Tous souhaitent une intervention du gouvernement fédéral et attendent la législation promise par le premier ministre, Justin Trudeau.

« À ce point-ci, tout le monde espère que le gouvernement fédéral va faire ce qui est nécessaire pour que l'opposition illégale contre ce projet de pipeline s’arrête », a affirmé M. Leach.

Alberta

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