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Raïf Badawi : le Bloc et le NPD demandent à Trudeau d'agir

Une pancarte avec la photo de Raif Badawi et la mention « Je suis Raif ».
Une manifestation en appui à Raif Badawi Photo: Sébastien Vachon
La Presse canadienne

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) demandent au premier ministre Justin Trudeau d'accorder au blogueur saoudien emprisonné Raïf Badawi une citoyenneté canadienne honorifique afin de faciliter sa libération.

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) demandent au premier ministre Justin Trudeau d'accorder au blogueur saoudien emprisonné Raïf Badawi une citoyenneté canadienne honorifique afin de faciliter sa libération.

La femme de celui qui croupit en prison depuis maintenant six ans, Ensaf Haidar, était au parlement mardi aux côtés de la chef bloquiste Martine Ouellet et de l'ancien chef néo-démocrate Thomas Mulcair, pour réclamer la délivrance d'un tel document pour son mari.

La résidente de Sherbrooke a aussi de nouveau demandé au premier ministre d'intervenir pour donner un coup d'accélérateur à la démarche d'obtention de la citoyenneté canadienne pour ses trois enfants et pour elle-même.

En décembre dernier, Ensaf Haidar avait formulé ces deux mêmes requêtes dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien régional Le Nouvelliste. Le bureau de Justin Trudeau n'y avait pas directement réagi.

Cette inaction a « déçu » Thomas Mulcair, sans toutefois surprendre outre mesure. Le député du NPD a reproché au premier ministre d'avoir abandonné le blogueur et sa famille à leur sort après avoir promis, avant et pendant la campagne électorale, de tout faire pour leur venir en aide.

La leader bloquiste Martine Ouellet a exhorté Justin Trudeau à profiter de la « fenêtre d'opportunité » qui s'ouvrira à la mi-mai avec le ramadan pour faire pression sur Riyad -- Raïf Badawi figure sur une liste de pardon royal, et il est coutume d'annoncer des pardons à cette période, a-t-elle noté.

Le blogueur a été condamné en juin 2012 à 10 ans d'emprisonnement et 1000 coups de fouet pour avoir dénoncé sur le régime saoudien dans ses écrits. Il a reçu 50 coups de fouet, mais toutes les séances de flagellation subséquentes ont été suspendues.

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