•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Manon Barbeau nous parle du Wapikoni mobile en 2010

    Manon Barbeau qui s'investit corps et âme dans le Wapikoni mobile.

    Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 2010

    Radio-Canada

    Depuis 15 ans, la cinéaste Manon Barbeau tente de redonner espoir aux jeunes issus des communautés autochtones du Québec. Portrait d'une expérience singulière : le Wapikoni mobile.

    Au début des années 2000, Manon Barbeau travaille en collaboration avec de jeunes Atikamekw à la rédaction du scénario d'un long métrage. Wapikoni Awashish, 20 ans, fait figure de proue du groupe. Mais le destin de cette femme lumineuse sera tragique. En 2002, elle meurt dans un accident sur une route de forêt.

    La cinéaste est bouleversée par le décès de sa collaboratrice. Elle donnera le nom de Wapikoni à l’organisme qu’elle fonde, rendant ainsi hommage à cette jeune femme qui incarnait l’espoir.

    Donner la parole aux jeunes

    C’est dans le but d’offrir un porte-voix aux jeunes Autochtones qui se sentent souvent isolés, oubliés, qu’elle [Manon Barbeau] a fondé le Wapikoni mobile, en 2004.

    La journaliste Amélie Beaumont

    Le Wapikoni mobile, c’est un studio de cinéma ambulant qui sillonne les communautés autochtones du Québec. Il permet aux jeunes de réaliser des courts métrages et des œuvres musicales.

    En 2010, l’émission Second regard, animée par Alain Crevier, consacre un reportage à cette initiative.

    Pour l’occasion, la journaliste Amélie Beaumont rencontre Manon Barbeau, qu’elle décrit comme une cinéaste d’expérience qui s’intéresse aux personnes marginalisées. Une cause lui tient tout particulièrement à cœur : celle des jeunes autochtones.

    Second regard (séquences de tournage), 10 octobre 2010

    Dans cet extrait d’entrevue, Manon Barbeau explique que le Wapikoni mobile fait escale dans les communautés de six nations différentes au Québec. L’équipe, constituée de deux cinéastes-accompagnateurs et d’un intervenant, s’y installe pendant un mois.

    Sur place, un coordonnateur local s'occupe du recrutement des jeunes âgés de 15 à 30 ans. Une projection est organisée à la fin de l’expérience.

    C’est toujours très touchant de voir des jeunes qui ont travaillé pendant une certaine période, avec leur idée, […] qui présentent leur œuvre devant la communauté.

    La fondatrice du Wapikoni mobile Manon Barbeau

    Les ambassadeurs d’une réalité méconnue

    Pour mesurer l’importance du projet, la journaliste de Second regard et son équipe mettent le cap sur Manawan, une réserve attikamek de 2000 habitants.

    Elle y fait la rencontre de Sacha Dubé, un apprenti cinéaste qui a participé au Wapikoni mobile. En entrevue, le jeune homme parle des problèmes qui touchent sa communauté : alcool, abus, drogue et jeux. Il aborde aussi les préjugés dont les Autochtones sont souvent victimes.

    Selon Sacha Dubé, par leurs œuvres, les jeunes Autochtones peuvent rendre compte de leur réalité méconnue du grand public québécois.

    Nous ne sommes pas seulement des Amérindiens, nous sommes aussi ce que le Québec est.

    L’apprenti cinéaste Sacha Dubé

    Avant la visite du Wapikoni mobile, le jeune homme n’avait jamais touché à une caméra ni travaillé dans une salle de montage. Son expérience a transformé sa vie. En 2010, il suit une formation en production audiovisuelle et songe au scénario d’un long métrage. Le tout en demeurant très attaché à sa communauté.

    Depuis sa création, le Wapikoni mobile aura donné des ailes à des milliers de jeunes.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Arts