•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Syriens de Winnipeg inquiets de la violence dans leur pays

Un enfant reçoit des soins dans un hôpital syrien.

Plusieurs centaines de personnes ont été blessées dans une présumée attaque chimique contre la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Les récentes frappes aériennes en Syrie en réponse à de présumées attaques à l'arme chimique suscitent beaucoup d'inquiétudes pour les personnes originaires de ce pays. Les Syriens qui vivent au Canada reçoivent des nouvelles de leurs proches restés là-bas et vivent dans la peur de les perdre.

Selon Laila Chebib, une Syrienne qui vit maintenant à Winnipeg, ceux qui habitent au Canada considèrent que la situation est intenable dans le pays. Ceux qui sont restés derrière s'entassent dans les bâtiments qui n'ont pas été détruits et vivent dans la pauvreté.

Il n'y a plus de sens moral, tout est en déclin. C'est vraiment très triste.

Laila Chebib, Syrienne exilée

Elle affirme que les Syriens sont fatigués du conflit et qu'ils sont dans une situation particulièrement difficile. La plupart des gens ne peuvent pas quitter le pays parce que les autres pays ne peuvent les recevoir et ils restent attachés au pays dans lequel ils ont passé tant d'années.

Une femme portant un foulard vert, brun et jaune devant des écrans bleus.

Laila Chebib, une Syrienne exilée, considère que les armes chimiques constituent la plus grande menace qui guette la population du pays.

Photo : Radio-Canada

Laila Chebib a entendu les histoires d'enfants évacués de la Ghouta orientale, la zone où se déroulent ces violences. Certains de ces enfants étaient atteints de la lèpre, alors que cette maladie n'a jamais été vue dans le pays auparavant. Elle dénonce l'utilisation des armes chimiques et estime que c'est la plus grave menace qui pèse sur la population.

Les armes chimiques n'ont de place nulle part dans ce monde parce que ce sont des choses qui sont extrêmement dangereuses et qui font mal. [...] Les enfants ont souffert énormément.

Laila Chebib, Syrienne exilée

Selon elle, les Syriens qui s'y trouvent toujours ne connaissent pas la situation militaire réelle en raison du contrôle de l'information par le gouvernement. Elle espère que les Nations unies pourront permettre de trouver une solution au conflit.

Même si de nombreux Syriens soutiennent toujours le dirigeant Bachar Al-Assad, ce n'est pas le cas de Kasem Saoud qui a quitté le pays il y a un an. Depuis Winnipeg, où il reçoit l'aide de l'Accueil francophone, il suit avec inquiétude la situation dans le pays où vivent encore des membres de sa famille.

Deux hommes du Moyen-Orient devant un bâtiment en brique sur lequel se trouve un panneau jaune où il est écrit Accueil francophone.

Le Syrien Kasem Saoud (à droite) en compagnie de Mohammed Albawi, un traducteur irakien ayant vécu en Syrie de 2007 à 2017.

Photo : Radio-Canada / Barbara Gorrand

« Ils n'ont pas confiance en lui parce que, chaque fois, il attaque son propre peuple », dit Kasem Saoud, dont les paroles sont traduites par un interprète. « Donc, comment vont-ils avoir confiance en cette personne? » Il ajoute qu'il aurait aimé que l'attaque menée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni soit une solution définitive au conflit.

Le réfugié a quitté son pays d'origine et ne compte pas y retourner, même si le conflit se règle un jour. Il dit respecter le Canada qui les a accueillis, lui et sa famille, et les a protégés quand il était dans le besoin et vouloir y rester.

Manitoba

Nouveaux arrivants