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Les médias d'État se rétractent : il n'y a pas eu de nouvelle attaque sur la Syrie

Un hélicoptère russe survole un bâtiment rudimentaire gardé par un homme en habit militaire à la base aérienne de Chaïrat, au sud-est de Homs, en Syrie.
La télévision syrienne a affirmé que les projectiles visaient la base aérienne de Chaïrat, au sud-est de Homs, que l'on voit ici en septembre 2017 alors qu'un hélicoptère russe la survolait. Elle s'est ensuite rétractée. Photo: Reuters / Omar Sanadiki
Radio-Canada

La défense antiaérienne syrienne est entrée en action dans la nuit de lundi à mardi en raison d'une fausse alerte; il n'y a pas eu de nouvelle attaque sur la Syrie, ont confirmé quelques heures plus tard des militaires prosyriens cités par l'agence officielle SANA et Reuters.

Les médias d'État syriens avaient annoncé dans la nuit que la DCA syrienne avait abattu des missiles tirés sur la base aérienne de Chaïrat, dans la région de Homs, tandis qu'un organe de presse du Hezbollah chiite libanais indiquait que trois missiles avaient également visé l'aéroport de Doumeïr, au nord-est de la capitale, Damas.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dit suivre le conflit en Syrie à l'aide d'un réseau d'informateurs sur le terrain, avait aussi fait état de fortes explosions entendues près de la base aérienne de Chaïrat, et dans la région de Qualamoun près de Damas, où deux autres bases aériennes sont situées.

Il appert finalement que rien de tout cela ne s'est produit.

« Une fausse alerte concernant une violation de l'espace aérien durant la nuit a entraîné le déclenchement des sirènes de la défense aérienne », a finalement reconnu l'agence officielle syrienne SANA, citant une source militaire. « Il n'y a pas eu d'attaque extérieure sur la Syrie. »

Un commandant interrogé par Reuters, qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat, a attribué ce dysfonctionnement à une « attaque électronique conjointe » d'Israël et des États-Unis visant le système de radar syrien. La question est entre les mains des experts russes, a-t-il ajouté.

Cette « fausse alerte » intervient dans un contexte tendu, trois jours après les frappes des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne contre des sites militaires du régime syrien, menées en représailles à une attaque chimique présumée qui a touché le 7 avril la ville alors rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale.

Quelques jours avant les frappes occidentales, des tirs de missiles avaient visé le 9 avril une base militaire dans la province de Homs. Cette attaque avait été imputée à Israël par le régime et ses alliés indéfectibles, l'Iran et la Russie.

L'attaque chimique présumée de Douma continue de provoquer des remous sur la scène internationale. Des experts de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui ont entamé leur enquête dimanche avec des entretiens à Damas, attendaient toujours de pouvoir accéder à Douma pour mener des investigations sur place sur cette attaque au gaz présumée.

La Russie a affirmé lundi que leur entrée avait été retardée en raison de « problèmes de sécurité », notamment en raison des routes devant être déminées. Elle a ensuite assuré que leur arrivée était prévue mercredi.

Syrie : l'engrenage de la guerre
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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