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Écoles fransaskoises : le recrutement d’élèves demeure un défi

Une pancarte faisant la promotion de l'École Beau Seoleil, représentant le visage d'une petite fille souriante. En arrière plan, une salle avec des personnes assises à des tables.
Le coordonnateur des communications du Conseil des écoles fransaskoises, Claude-Jean Harel, explique qu’en général les gens connaissent les écoles d’immersion, mais beaucoup moins le système éducatif fransaskois. Photo: Radio-Canada

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) veut être plus offensif dans son recrutement d'élèves dans certaines communautés de la Saskatchewan. Une des stratégies privilégiées est d'organiser des journées portes ouvertes dans des écoles pour inciter de nouvelles familles à inscrire leurs enfants dans un établissement francophone.

Un texte de Raluca Tomulescu

Le coordonnateur des communications du CEF, Claude-Jean Harel, explique qu’en général les gens connaissent les écoles d’immersion, mais beaucoup moins le système éducatif fransaskois.

Les journées portes ouvertes constituent, selon lui, une occasion pour les parents de rencontrer les enseignants et la direction de l’école, et de visiter les locaux.

Il espère qu’elles permettront à des jeunes de venir grossir les rangs de la communauté francophone de la Saskatchewan en participant aux activités du réseau des écoles, comme le CÉFOU.

On sait qu’en milieu minoritaire c’est important de nourrir la construction identitaire très tôt.

Claude-Jean Harel, coordonnateur des communications du Conseil des écoles fransaskoises

Une première journée était organisée le 12 avril pour faire découvrir au public les écoles Ducharme, à Moose Jaw, ainsi que Beau Soleil et Mathieu de Gravelbourg.

Deux autres journées sont prévues : le mercredi 18 avril, à 19 h, à l'École Saint-Isidore de Bellevue, et le jeudi 26 avril, de 11 h à 20 h, au pavillon secondaire Gustave Dubois, de l'École canadienne-française de Saskatoon.

Le cas de Gravelbourg

L’ancien conseiller municipal de Gravelbourg Michel Vézina estime que l’exode rural et le vieillissement de la population sont des facteurs qui expliquent le défi de recrutement d’élèves que vivent les écoles de sa communauté.

L’École Beau Soleil, qui accueille des élèves de la prématernelle à la 7e année, comptait 35 inscriptions pour l’année scolaire 2016-2017, mais seulement 24 pour l’année 2017-2018. L’École Mathieu de Gravelbourg, qui donne des cours de la 8e à la 12e année, comptait 16 élèves pour l’année scolaire 2016-2017, et seulement 9 pour 2017-2018.

La solution, selon Michel Vézina, est d’ordre économique.

Si on veut que les gens viennent, il faut qu’il y ait de l’emploi.

Michel Vézina, ancien conseiller municipal de Gravelbourg

Le président du conseil d'administration du Collège Mathieu et ancien maire de la ville, Réal Forest, considère quant à lui que le CEF devrait en faire davantage pour attirer des élèves dans les écoles de la communauté.

Le problème, c’est qu’il y a une autre option à Gravelbourg pour les parents francophones. De plus en plus, ils choisissent l’école d’immersion.

Réal Forest, président du conseil d'administration du Collège Mathieu et ancien maire de Gravelbourg

Selon lui, cette préférence n’a rien à voir avec la qualité de l’éducation, mais s’explique par le fait que les amis de leurs enfants fréquentent l’école d’immersion.

« Il va falloir que l’École se donne une mission, une vocation particulière. Il va falloir ouvrir à nouveau le pensionnat et il va falloir aller chercher ces jeunes-là ailleurs au Canada », conclut Réal Forest. D'après lui, la clientèle locale n’est pas assez nombreuse pour les deux écoles de Gravelbourg.

Du côté du CEF, Claude-Jean Harel affirme que les responsables vont « essayer d’utiliser aussi le pensionnat ». Il précise que le CEF est en train de mettre en place des stratégies pour contrer la tendance à la baisse qui s'est dessinée au cours des dernières années à Gravelbourg.

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