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Un chauffeur d’autobus scolaire pincé pour avoir utilisé son cellulaire au volant

Téléphone cellulaire au volant : un chauffeur d'autobus scolaire dénoncé
Radio-Canada

Un élève de l'école L'Odyssée de Moncton a été choqué de voir son chauffeur d'autobus répondre à son téléphone cellulaire alors que ce dernier était au volant. Le parent du garçon a rapporté l'infraction à l'école, mais la réponse obtenue lui déplaît.

Un texte de Wildinette Paul

Alain Chartrand, le père d’un élève du secondaire, a été bien étonné lorsque son fils lui a montré une vidéo de son chauffeur d’autobus.

Ce dernier avait son téléphone cellulaire en main alors que le véhicule était en mouvement et avait des passagers à bord. L'usage du téléphone cellulaire en conduisant est interdit au Nouveau-Brunswick depuis 2011.

Un homme en entrevue à l'extérieur.Alain Chartrand rappelle qu'il suffit de quelques secondes pour qu'un accident se produise. Photo : Radio-Canada

« C’est un acte illégal, même pour moi, comme chauffeur de voiture. Je ne peux pas prendre mon cellulaire quand je conduis », dénonce Alain Chartrand.

L’infraction a eu lieu le 6 avril. « Lorsque le téléphone a sonné, les élèves se sont dit que le chauffeur n’allait pas répondre », explique le M. Chartrand. Ils ont été bien surpris de voir le contraire « C’est à ce moment que des élèves ont sorti leur téléphone et ont fait une vidéo », ajoute-t-il.

Réponse peu satisfaisante

Alain Chartrand a dénoncé le comportement qu’il juge inacceptable auprès de l’école. Il s’attendait de recevoir un message plus engagé de la part de l’établissement et du District scolaire francophone Sud. La réponse reçue lui semble peu convaincante.

« On semble me dire : on va traiter ça à l’interne un peu comme ça ne me regarde pas. Quand ça vient à la sécurité de mes enfants et des autres qui sont sous la responsabilité du District scolaire, je ne suis pas certain que ça ne me regarde pas de savoir que mon fils ne sera pas en sécurité quand il va prendre l’autobus cet après-midi », insiste-t-il.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le District scolaire francophone Sud affirme que ses chauffeurs sont munis d’un téléphone cellulaire. Ils peuvent l’utiliser en cas d’urgence, mais seulement à l’aide d’un Bluetooth.

Le District ajoute qu’une enquête est en cours et indique que parent qui a déposé la plainte ne sera pas nécessairement contacté.

Cette confidentialité dérange Alain Chartrand. « J’aimerais un peu plus de transparence et connaître les suivis qui ont été faits. Ce n’est pas comme s’ils ont un problème d’absentéisme avec leur enseignant. Ça, c’est de la gestion interne, déclare-t-il. S’il se passe quelque chose sur l’autobus scolaire qui met en danger et qui est illégal, j’aimerais qu’on me l’explique. »

Plus d’équipements

Le Syndicat canadien de la fonction publique a pour sa part indiqué que le District et le gouvernement devraient déployer plus d’efforts pour mieux équiper les autobus scolaires.

« Les chauffeurs d'autobus comme dans d'autres métiers ont l'exception de pouvoir parler dans des radios, informe Daniel Légère, du président Syndicat canadien de la fonction publique N.-B. Nous supportons ça et nous encourageons le District et le gouvernement d'aller de l'avant dans ce type d’installation. »

Le président Syndicat canadien de la fonction publique N.-B. à l'extérieur.Des chauffeurs qui répondent à leur téléphone cellulaire alors qu'ils sont au volant sont peu nombreux, assure Daniel Légère, du président Syndicat canadien de la fonction publique N.-B. Photo : Radio-Canada

Bien que l’appel n’a pas duré longtemps et que ce genre de situation est peu fréquente, M. Chartrand croit qu’il est primordial de faire un rappel aux chauffeurs, surtout après que de jeunes Canadiens ont perdu la vie dans un accident impliquant un autobus.

« Semblerait que c’est un très bon chauffeur, un très bon gars. C’était la première fois. Mon inquiétude reste : c’est quoi la politique ? Il suffit d’une fraction de seconde pour qu’un accident arrive », souligne M. Chartrand.

Nouveau-Brunswick

Société