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Plus de femmes enceintes consomment de la drogue à T.-N.-L.

Gros plan des doigts d'un bébé serrant l'index d'une femme.
Les nouveau-nés souffrant de syndrome de sevrage néonatal démontrent des symptômes de manque de drogue à leur naissance. Photo: Associated Press / Martha Irvine
Radio-Canada

Le nombre de bébés dont la mère a consommé des drogues durant la grossesse a presque triplé en cinq ans à Terre-Neuve-et-Labrador.

On en comptait 11 en 2012 et 29 en 2017.

Selon les statistiques compilées par la province, le nombre de nouveau-nés souffrant de syndrome de sevrage néonatal a aussi augmenté. Ces nourrissons reçoivent le plus souvent de la morphine, dont la dose est réduite graduellement, afin d’amenuiser les symptômes de dépendance et ultimement sevrer l'enfant.

Huit enfants ont été soumis à ce traitement en 2017 à Terre-Neuve-et-Labrador, comparativement à deux en 2012.

Les bébés sont souvent des victimes collatérales de la crise des opioïdes qui touche l'Amérique du Nord. Les femmes ayant développé une dépendance et qui se retrouvent enceintes sont parfois contraintes de prendre de la méthadone pour éviter une fausse couche.

Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, 1846 bébés dont la mère a consommé des opioïdes durant la grossesse ont été admis dans les hôpitaux canadiens du 1er avril 2016 au 31 mars 2017. Ces chiffres incluent toutes les provinces, sauf le Québec, qui compile ses propres statistiques.

Le pourcentage de mères qui ont consommé des drogues durant leur grossesse s’est maintenu autour de 2 % au cours des trois dernières années. Ces données sont compilées à l’intérieur du réseau public de santé et sont déclarées par les mères.

Puisqu’il y a environ 4500 enfants qui naissent chaque année à Terre-Neuve-et-Labrador, il y a environ 90 femmes qui ont rapporté avoir consommé de la cocaïne, de l’héroïne, de la méthadone, des solvants ou de la marijuana.

Le nombre de bébés pour qui les tests de dépistage de drogues étaient positifs est moins élevé que le nombre de mères qui ont admis leur consommation de drogues.

Un bébé couché dans un lit d'hôpital.Les nouveau-nés souffrant de syndrome de sevrage néonatal démontrent des symptômes de manque de drogue à leur naissance. Photo : Associated Press / Timothy D. Easley

Il est présumé que pour certaines mères, la consommation a probablement cessé dans les premières semaines de la grossesse, ce qui explique que la drogue n’était plus dans le système de l’enfant à la naissance de celui-ci.

Ces données sont tirées du registre prénatal de Terre-Neuve-et-Labrador, du formulaire provincial d’enregistrement des naissances, et du dossier de santé de chaque mère et de chaque enfant né dans la province ayant reçu des soins dans un établissement de la régie régionale de la santé.

Avec les informations de CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

Drogues et stupéfiants