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« Trans Mountain ne sera jamais construit », promet un chef autochtone

Des leaders opposés à l'expansion du pipeline Trans Mountain.

Si l’Alberta tient à ce que l’expansion du pipeline ait lieu, le projet fait face à de l’hostilité en Colombie-Britannique. De gauche à droite : Khelsilem Dustin Rivers, Bob Chamberlain, Kennedy Stewart, Derek Corrigan, Andrea Reimer, Stewart Philip, William George et Amy George.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada

Des porte-parole autochtones et des élus de la Colombie-Britannique ont réaffirmé lundi leur opposition au projet d'expansion du pipeline Trans Mountain au lendemain d'une rencontre entre le premier ministre provincial, John Horgan, la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, et Justin Trudeau, à Ottawa.

Un texte de Fanny Bédard

« Le pipeline Trans Mountain ne sera jamais construit », a soutenu le président de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique (UBCIC), le grand chef Stewart Philip. Il lance cet avertissement une semaine après que la pétrolière Kinder Morgan a laissé entendre qu’elle pourrait abandonner le projet. La compagnie affirme qu’elle ne souhaite pas investir davantage dans un projet dont l’avenir est incertain.

Avant que le grand chef Stewart ne prenne la parole, d’autres représentants autochtones ont également réitéré leur opposition au projet, comme Khelsilem Dustin Rivers, un élu de la Nation Squamish. « Ce pipeline et ces pétroliers qui traverseront notre territoire n’ont pas reçu votre consentement en tant que nation, a déclaré M. Rivers . C’est de notre responsabilité de nous assurer que notre territoire existe pour les générations futures et de le protéger pour nos enfants et leurs enfants. »

Il soutient que Justin Trudeau n’a pas tenu sa promesse de changer les relations avec les Premières Nations. Il ajoute que des décisions des tribunaux au sujet de ce projet, qui vise à tripler la capacité de l’oléoduc reliant l’Alberta à la Colombie-Britannique, sont toujours attendues.

Si le gouvernement peut trouver l’argent et le pouvoir législatif pour forcer un projet de pipeline à aller de l’avant […] pourquoi n’a-t-il pas mis le même niveau d’attention, d’efforts et de ressources pour redéfinir ce pays et pour que les Premières Nations aient l'autorité sur leurs terres ancestrales?

Bob Chamberlain, v.-p. UBCIC

Pour sa part, le député fédéral néo-démocrate de Burnaby, Kennedy Stewart, estime que Justin Trudeau a mal géré le dossier du pipeline et que le sujet a maintenant pris l’allure d’une crise nationale.

Le maire de Burnaby, Derek Corrigan, un fervent opposant au pipeline, a profité de cette tribune pour lancer des flèches à la pétrolière Kinder Morgan : « C’est une organisation qui ne veut absolument pas suivre les règles. »

M. Corrigan soutient que la Ville se battra contre le projet jusqu’à son dernier souffle. Selon lui, il s’agit d’une bataille pour montrer qui a le contrôle des institutions démocratiques : les citoyens ou les sociétés multinationales.

Si l’Alberta tient à ce que l’expansion du pipeline ait lieu, le projet fait face à de l’hostilité en Colombie-Britannique, même si des acteurs du milieu des affaires défendent le projet. Le premier ministre John Horgan continue d’ailleurs à répéter qu’il entend avoir recours à la justice pour savoir si la province peut limiter l'acheminement de pétrole dilué sur son territoire.

Lundi soir, un débat d’urgence a eu lieu à la Chambre des communes à Ottawa pour tenter de dénouer l’impasse.

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière