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Un programme d'immersion en tagalog pourrait être implanté à Winnipeg

Une femme asiatique lit un livre à ses deux filles qui l'entourent dans une cuisine.
Ivy Lopez Sarmiento espère que ses filles auront la chance qu'elle n'a pas eue d'étudier dans la langue de son pays d'origine, les Philippines. Photo: Radio-Canada

La Division scolaire Seven Oaks, de Winnipeg, prévoit de créer un programme d'immersion en tagalog, la langue parlée majoritairement par les Philippins, dès la prochaine année scolaire. Ce programme serait le premier du genre au Canada, selon la division scolaire.

Les inscriptions sont en cours pour le programme, qui irait de la maternelle à la 3e année. Le programme scolaire manitobain y sera enseigné à moitié en anglais et à moitié en tagalog.

Le directeur général de la division scolaire, Brian O'Leary, précise toutefois qu'un nombre d'élèves minimum doit être atteint avant le 30 avril prochain pour que soit donné le feu vert de la province. Chaque niveau scolaire doit avoir environ 18 élèves.

Porfiria Pedrina est enseignante et présidente de l'Association des employés philippins de Seven Oaks. Elle précise que le tagalog sera la langue d'enseignement en musique, en art, en éducation physique et en sciences humaines.

L'accent sera mis sur la culture et l'histoire philippines.

Porfiria Pedrina, enseignante et présidente de l'Association des employés philippins de Seven Oaks

On peut trouver les formulaires dans toutes les écoles que fréquentent les enfants de la Division scolaire Seven Oaks. Quinze élèves sont déjà inscrits pour la maternelle et la 1re année.

Une population qui veut conserver ses racines

Winnipeg comprend une population de plus de 76 000 personnes d'origine philippine, selon le recensement de 2016.

Ivy Lopez Sarmiento est la mère de jumelles et a pris part à l'effort collectif pour la création du programme. Pour elle, l'immersion sera bénéfique à la communauté et permettra de créer un lien entre les plus jeunes et leur culture d'origine. Elle veut que ses filles, qui sont nées au Canada, conservent leur identité et soient fières d'être philippino-canadiennes.

Je suis [une immigrante] de la deuxième génération, et mon mari aussi. Nos filles n'ont pas vraiment d'occasions de comprendre et d'apprendre la langue [à la maison].

Ivy Lopez Sarniento, mère d'origine philippine

Ses parents ont immigré au Manitoba à la fin des années 1970, et elle aurait aimé qu'un tel programme existe lorsqu'elle était enfant. Ivy Lopez Sarmiento dit qu'elle comprend la langue et peut parler lentement en tagalog, mais qu'elle aimerait être plus à l'aise.

Elle espère d'ailleurs pouvoir un jour visiter son pays d'origine avec ses filles pour qu'elles puissent créer un lien avec leur culture et leur identité d'origine.

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