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Une tournée de sensibilisation à l'importance de l'immigration pour l'économie au N.-B.

Des travailleurs étrangers dans une usine de transformation alimentaire
Le Nouveau-Brunswick devra faire appel de plus en plus à des immigrants pour remplacer les travailleurs qui quittent le marché du travail, selon l'économiste Richard Saillant. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick lance une tournée provinciale qui a pour but de sensibiliser les Néo-Brunswickois au défi démographique et au potentiel de l'immigration pour pallier les pénuries futures de main-d'oeuvre.

Intitulée Nouvelles conservations, la tournée s’arrêtera dans 15 villes en commençant par Shediac, mercredi.

Elle ratisse large, selon Alex LeBlanc, du Conseil multiculturel, parce que les enjeux de l’immigration et de la pénurie de main-d’oeuvre concernent autant les régions rurales de la province que les grandes villes du Sud.

Il y a beaucoup de personnes autour du Nouveau-Brunswick qui ne sont pas encore conscientes des réalités et des défis dans l’avenir pour le Nouveau-Brunswick.

Alex LeBlanc, Conseil multiculturel du N.-B.

L'immigration, source de croissance

La réalité est la suivante, selon l’économiste Richard Saillant, qui accompagne la tournée : le Nouveau-Brunswick a perdu environ 13 000 travailleurs nés au Canada, depuis 2013. Ils ont été remplacés, dans une certaine mesure par les 3000 immigrants qui se sont installés dans la province dans le même temps.

« Donc la seule source de croissance qu’on a présentement, ce sont les immigrants », dit-il.

Richard Saillant porte des lunettes de vue. Un veston avec chemise. Il est en entrevue dans un studio de télévisionL'économiste Richard Saillant Photo : ICI Radio-Canada

Les employeurs en sont généralement conscients, selon Alex LeBlanc, mais pourraient l’être davantage.

« [...] S’ils ne sont pas au courant et ne l’utilisent pas [l’immigration] pour combler leurs besoins en main-d’oeuvre, on ne va pas voir l’immigration dans ces régions. »

Il cite un exemple de réussite : le recrutement de travailleurs de la Belgique, de l’île Maurice et de Madagascar chez Sunnymel, une usine d’abattage de poulets de Clair, dans le Haut-Madawaska, qui ne trouvait pas suffisamment de travailleurs locaux.

Cette expérience devra se répéter, selon Richard Saillant, pour préserver l’activité économique dans la province.

[Les] communautés doivent prendre conscience du fait qu’avec [...] seulement les travailleurs qu’on a en place, que ce ne sera pas suffisant dans bien des cas pour maintenir les activités des entreprises dans différentes collectivités.

Richard Saillant, économiste

Un débat large

Les organisateurs de la tournée veulent susciter un débat très large sur la question pour favoriser l’adoption de mesures qui permettent un meilleur accueil et une meilleure intégration des immigrants.

« Les immigrants ne viennent pas seulement pour une job, mais pour avoir une vie pleine dans notre province donc on doit engager tous les aspects des communautés », lance Alex LeBlanc.

Alex LeBlancAlex LeBlanc, directeur général du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Ils tenteront au passage de détruire certains mythes sur les travailleurs immigrants, à savoir, par exemple, qu’ils font baisser les salaires. Selon Richard Saillant, les salaires au Nouveau-Brunswick ont augmenté plus vite que la moyenne nationale depuis deux ans, même si le nombre d’immigrants a doublé au cours de cette période.

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