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Échec à l’examen de science infirmière : « la qualité du programme peut être un facteur »

Un nouvel outil disponible sur le web en français et en anglais veut aider les jeunes qui entrent au collège ou à l’université à entamer avec sérénité cette nouvelle étape de leur vie étudiante.

Radio-Canada

L'Association des infirmières du Nouveau-Brunswick réagit au haut taux d'échec à l'examen de science infirmière à l'Université de Moncton et affirme que la qualité du programme pourrait être un facteur.

La traduction de l’examen d’accréditation n'est pas le seul élément qui contribue à l'échec des étudiants du programme de science infirmière de l’Université de Moncton, croit Sophie Noël, conseillère juridique et registraire au sein de l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

Je crois que la qualité du programme peut être un facteur, mais le programme est révisé par l'association donc on a un mot à dire.

Sophie Noël, conseillère juridique et registraire à l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick

« C’est une situation qui me frustre », dit le recteur

Le recteur par intérim de l'Université de Moncton, Jacques Paul Couturier, s’est pour sa part dit frustré par les nombreux échecs des étudiants à l'examen. Il croit que la faute revient plutôt aux ordres professionnels qui ont adopté cet examen d’accréditation, le NCLEX-RN, conçu aux États-Unis et traduit dans un « mauvais français ».

« Le problème est du côté des ordres professionnels. Ce sont les ordres professionnels en science infirmière à l’échelle canadienne qui ont décidé de se tourner vers un examen américain et cet examen-là, malheureusement, ne tient pas compte du contexte canadien et plus spécifiquement du contexte francophone », a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Le Réveil Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

Jacques Paul Couturier succédera à Raymond Théberge en assurant le rectorat par intérim.

Jacques Paul Couturier succédera à Raymond Théberge en assurant le rectorat par intérim.

Photo : Courtoisie/Université de Moncton

L'Association des infirmières estime cependant que les étudiants francophones et anglophones sont traités équitablement.

« Je ne serais pas prête à dire qu'il y a une injustice, c'est sûr qu'il y a plusieurs ressources qui sont disponibles dans les deux langues officielles », croit la conseillère Sophie Noël.

L'Association des infirmières est en train de procéder à une deuxième révision de la traduction de l'examen.

Un guide d'aide d'étude à l'examen est également en préparation et l'organisme se dit ouvert à explorer d'autres solutions, comme un autre examen.

Une étudiante échoue l’examen 9 fois

Nous rapportions, en fin de semaine, le cas de Stéphanie Noël, une jeune diplômée en science infirmière de l’Université de Moncton qui a échoué à neuf reprises à l’examen NCLEX-RN et qui a dû se résoudre à reprendre ses études dans un autre domaine, après avoir dépensé 76 000 $ pour obtenir son baccalauréat en science infirmière.

Son cas est loin d’être isolé. Les taux d'échec à l'examen NCLEX-RN sont très élevés à l'Université de Moncton. En 2015, la moitié des étudiants ont échoué à cet examen en première écriture.

Stéphanie Noël a même été jusqu'aux États-Unis pour suivre des cours supplémentaires pour pouvoir passer l'examen d'accréditation.

Stéphanie Noël a même été jusqu'aux États-Unis pour suivre des cours supplémentaires pour pouvoir passer l'examen d'accréditation.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le recteur défend le programme de l'Université de Moncton

La faute en revient uniquement à l’examen, selon Jacques Paul Couturier, même si Stéphanie Noël a reproché à l’université de ne pas avoir tenté de savoir si tous les outils étaient à sa disposition.

« C’est une situation sur laquelle, l’Université de Moncton, nous n’avons pas de contrôle, déclare Jacques Paul Couturier. Nous formons d’excellents étudiants en science infirmière. Notre programme d’éducation est très solide. Il a reçu l’agrément complet il n’y a pas longtemps encore. »

La solution réside, selon lui, dans la poursuite des discussions avec les ordres professionnels des infirmières et infirmiers et avec les élus qui sont tout aussi concernés par ce problème, selon lui, parce qu’il manque d’infirmières dans la province.

L'Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick avait assoupli les règles entourant l’examen, en décembre 2015, pour tenter d’améliorer le taux de succès des finissants en science infirmière. Elle leur permettait de reprendre l’examen à de multiples reprises pendant deux ans.

Mais des problèmes perdurent, rapporte Stéphanie Noël. Elle déplore notamment que la documentation pour se préparer à l’examen ne soit disponible qu’en anglais.

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