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Le long chemin d'une famille winnipégoise sur la route zéro-déchet

Un enfant embrasse sa mère.
Sylar Anderson-Johnsons serre sa mère, Angela, dans leur maison du West End, à Winnipeg. Photo: Radio-Canada

Les Anderson-Johnsons ont toujours recyclé, mais c'est seulement au cours des dernières années que cette famille winnipegoise de cinq personnes s'est lancée dans l'aventure de la réutilisation, de la réduction et d'une manière générale de limiter ses déchets au maximum.

« Le recyclage est utile, mais il y a encore beaucoup à faire », affirme Angela Anderson, 42 ans.

Tout a commencé en 2015, alors que la mère de famille roulait dans une allée située derrière sa maison du West End, et a aperçu un spectacle familier : la même vieille rangée de poubelles et de bacs bleus alignés le long de la propriété de ses voisins, remplis à craquer et qui débordaient sur la chaussée. Cela a déclenché quelque chose.

« Quelque chose doit changer », se souvient-elle avoir pensé. « Une personne peut-elle vraiment faire une grande différence? »

Espérant donner le bon exemple à ses enfants, la famille a plongé tête baissée dans le monde du « zéro déchet ».

Pour cela, elle a lancé Journey to Zero Waste Winnipeg, un groupe Facebook qui se consacre à aider les autres à faire face aux changements de style de vie parfois difficiles qu'implique la réduction de l'empreinte écologique dans les sites d'enfouissement.

Les quelque 300 membres du groupe échangent des idées pratiques sur la façon dont ils réduisent la quantité de déchets qu'ils produisent.

Parmi les premiers changements notables, la famille a mis l'accent sur la culture de légumes, le compostage, le fait de ne cuisiner à partir de rien, d'éviter les sacs plastiques et les produits d'épicerie recouverts d'une pellicule de plastique.

Des fruits et des légumes dans des sacs.Tous les fruits et légumes achetés à l'épicerie par Angela Anderson rentrent dans des sacs en mailles ou des sacs en tissu. Photo : Radio-Canada

Ils utilisent des sacs réutilisables pour l'épicerie et des filets pour les fruits et légumes. Les autocollants qui accompagnent chaque fruit et légume font toujours grincer des dents Angela Anderson, même si elle espère que les producteurs à grande échelle du Canada prendront l'exemple sur la Suède où des entreprises ont adopté le marquage au laser des produits pour réduire les déchets liés aux autocollants.

Tout le monde dans la maison utilise des brosses à dents en bambou : les manches sont compostables et les poils et le dessus peuvent être recyclés. Angela Anderson utilise de la soie compostable et du dentifrice dans un contenant en verre pouvant être recyclé ou réutilisé. Au lieu de tampons, elle opte pour une coupe menstruelle réutilisable.

Éviter le plastique comme la peste

« Si un aliment a un emballage, nous avons tendance à ne pas l'acheter, nous cherchons ailleurs », a-t-elle dit.

Ils demandent aux épiceries fines de placer des viandes et d'autres aliments dans des contenants à emporter réutilisables qu'ils apportent avec eux.

La famille fabrique du bouillon de légumes à partir de morceaux qui sont coupés pendant la cuisson, et ce qui reste va dans le compost.

« Nous utilisons toujours du papier toilette -- nous ne sommes pas encore prêts à faire ce changement », admet Angela Anderson, même si elle dit que vous ne trouverez pas de serviettes en papier dans leur maison.

En raison de tous ces changements, la famille n'a plus besoin de retourner ses poubelles et ses bacs de recyclage toutes les semaines. Dans un exemple récent, Angela Anderson dit qu'ils ont passé jusqu'à six semaines avant de remplir leur poubelle.

Zéro déchet : la prochaine génération

Elle observe que ses enfants sont devenus plus conscients du gaspillage et le temps passé dans le jardin a aidé. « Cultiver notre propre nourriture est une merveilleuse leçon d'enseignement pour eux », explique-t-elle.

Selon Angela Anderson, dans l'ensemble, la famille consacre environ la même quantité de temps que tout un chacun à réduire ses déchets, sauf qu'ils se sentent mieux et sont plus conscients de l'impact qu'ils ont à l'extérieur.

« Je ne suis pas assise toute la journée à faire des lotions et du dentifrice, et je ne fais pas encore mon pain », plaisante Angela Anderson. « Une sorte de chose à la fois ».

« Notre Terre sur laquelle nous vivons est pleine. Elle est pleine d'ordures, elle est pleine de gens, donc si nous pouvons faire quelque chose à ce sujet, ce serait bien parce que nous n'avons qu'une seule Terre. »

Manitoba

Recyclage