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Des étudiants de l'UQTR dénoncent du zèle dans les aires de stationnement

Stéphane Boucher déplore le fait de devoir payer une contravention parce que sa vignette n'était pas assez visible.
Stéphane Boucher déplore le fait de devoir payer une contravention parce que sa vignette n'était pas assez visible. Photo: Radio-Canada / Anne-Andrée Daneau
Radio-Canada

Des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) dénoncent une forme d'acharnement de la part des agents de stationnement sur leur campus.

Sur les réseaux sociaux, les commentaires abondent à l'égard des employés, engagés par la Ville de Trois-Rivières, qui desservent le campus. Les étudiants se disent lésés.

Ils estiment recevoir des contraventions pour quelques minutes de retard ou encore pour une vignette qui n'est pas assez visible.

C'est le cas de Stéphane Boucher qui a reçu deux constats d'infraction dans la dernière année. « Je ne suis pas tout le temps en train de regarder si ma vignette est tournée de bord », dit-il.

C'est un petit peu du zèle de la part des constables, je ne sais pas s'ils sont payés à bonus, mais il faudrait peut-être revoir la façon dont ça se fait.

Stéphane Boucher, étudiant à l'UQTR

« À coup de 43 $, à deux constats comme ça, c'est le prix de la vignette! »

Stéphane Boucher affirme que certains étudiants, qui détiennent une vignette de stationnement, choisissent de se stationner à l'extérieur du campus. « C'est rendu grave! »

Une mise en demeure?

Une autre étudiante affirme avoir subi de l'intimidation lorsque son véhicule a été remorqué en période de déneigement.

Catherine Bouliane, étudiante en administration, prévoit envoyer une mise en demeure au Service de la protection publique de l'UQTR. Elle affirme avoir été intimidée, harcelée et menacée par des employés du service de stationnement.

Catherine Bouliane affirme avoir subi de l'intimidation après le remorquage de son véhicule. Catherine Bouliane affirme avoir subi de l'intimidation après le remorquage de son véhicule. Photo : Radio-Canada

Le 10 février dernier, son véhicule a été remorqué alors qu'il se trouvait dans un stationnement de la résidence étudiante. Même si elle comprend qu'il était interdit de se stationner à cet endroit au moment où la contravention a été donnée, elle déplore le traitement dont elle aurait fait l'objet.

« Ils me disaient que pour ravoir ma voiture, je devais payer la contravention, que sans ça, je ne pourrais pas la ravoir, qu'ils ne me diraient pas à quel endroit elle était, relate-t-elle. Les gens étaient arrogants avec moi, ils répondaient "bonne journée" alors que je leur parlais ».

À la suite des événements, Catherine Bouliane a pris la décision de quitter les résidences. Elle déménage bientôt dans un nouvel appartement.

Réaction de la Ville de Trois-Rivières

La Ville de Trois-Rivières, qui est responsable de faire appliquer les règlements du stationnement de l'UQTR, se défend de faire preuve de zèle.

Selon Cynthia Simard, coordonnatrice aux communications à la Ville de Trois-Rivières, les constables ne font qu'appliquer les règles sans avoir de cibles sur le nombre de constats à émettre.

Mauricie et Centre du Québec

Justice et faits divers