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  • Envoyé spécial
  • Trans Mountain n’est pas une punition, dit Justin Trudeau

    Le premier ministre Justin Trudeau s'exprime en point de presse à Lima.
    Le premier ministre Justin Trudeau a été questionné par les journalistes au sujet de l'oléoduc Trans Mountain, en marge du Sommet des Amériques à Lima. Photo: Reuters / Guadalupe Pardo
    Radio-Canada

    L'oléoduc Trans Mountain doit aller de l'avant parce qu'il est dans l'intérêt national, a rappelé le premier ministre du Canada, quelques heures avant de quitter le Pérou pour Ottawa, où il doit rencontrer ses homologues de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. Justin Trudeau leur expliquera « à quel point Ottawa est prêt à travailler » pour que le projet se concrétise.

    Un texte de Philippe-Vincent Foisy, correspondant parlementaire à Ottawa, envoyé spécial au Pérou

    Le voyage de Justin Trudeau devait se dérouler sans imprévu. Mais quelques secondes avant que l'avion du premier ministre décolle, son bureau a annoncé qu’il allait faire une escale imprévue à Ottawa.

    « Je pense que c’est devenu clair que le niveau de polarisation entourant ce débat nécessite certaines mesures significatives, a-t-il indiqué, lors de sa conférence de presse pour clore sa participation au Sommet des Amériques au Pérou. Je voulais m’asseoir avec les deux [premiers ministres] pour montrer que le gouvernement fédéral veut que ce projet soit construit. »

    Cette semaine, le gouvernement du Québec a critiqué l’attitude d’Ottawa dans ce dossier. Jean-Marc Fournier a écrit une lettre ouverte dans La Presse où il affirme qu’une « solution imposée par le gouvernement fédéral ne peut pas régler la situation ».

    Des leaders autochtones ont également mis en garde le premier ministre Justin Trudeau : s’il force l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, il pourrait être responsable d'une nouvelle crise d'Oka.

    C’est clair que des gens veulent utiliser ce débat pour faire monter la température de nos discussions, pour polariser les gens. Nous, notre rôle c’est de rassembler les Canadiens.

    Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Il a rappelé que, la semaine dernière, il a réuni son cabinet avec lequel il a eu une « réflexion claire » sur les prochaines étapes.

    Le premier ministre n’a toutefois pas voulu donner les détails de ces mesures qu’il compte soumettre à John Horgan, de la Colombie-Britannique, et à Rachel Notley, de l’Alberta, dimanche.

    « J’ai hâte d’avoir une discussion avec les deux premiers ministres là-dessus », a-t-il déclaré, lorsqu’il s’est fait demander quelles pouvaient être les solutions concrètes. « Il n’est pas question de punir quiconque. »

    Il a toutefois souligné que la Colombie-Britannique a déjà approuvé ce projet.

    Le gouvernement de la Colombie-Britannique a approuvé [le projet] et délivré les permis. Oui, il y a eu un changement de gouvernement depuis, mais nous travaillons dans une fédération où les règles sont claires.

    Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Garder le cap

    Il est peu probable que la rencontre soit suffisante pour faire changer d’idée le gouvernement de la Colombie-Britannique. C’est du moins ce que pense une source gouvernementale qui a parlé à CBC.

    À son arrivée à l’aéroport d’Ottawa, samedi, le premier ministre britanno-colombien a d’ailleurs réitéré qu’il continuerait à défendre les intérêts de sa province. Il craint les effets dévastateurs d’un déversement de pétrole pour la côte.

    Nous avons saisi les tribunaux, nous agissons comme des personnes civilisées. Nous devons à un arbitre indépendant de trancher et nous espérons que son jugement nous soit favorable. C’est ce que les gens civilisés font.

    John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

    Si la rencontre de quelques heures ne permet pas de trouver un terrain d’entente, Justin Trudeau n’aura que quelques semaines pour mettre en place ses solutions.

    L’entreprise Kinder Morgan s’est donné jusqu’au 31 mai pour décider si elle ira de l’avant avec ce projet. Elle veut obtenir l'assurance qu'elle pourra mener à bien son projet qui prévoit tripler la capacité d’un oléoduc existant.

    Politique fédérale

    Politique