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Le piégeage du rat musqué, une tradition qui s'enseigne

une fillette tient un rat musqué par la queue
Une élève de l'école St Elias de Haines Junction pose fièrement avec l'une des quatre prises de la journée. Photo: Radio-Canada / Philippe Morin

Depuis 10 ans, la Première Nation de Kluane et l'École Kluane Lake, aidées de nombreux comités et bénévoles de la région, invitent des élèves d'ailleurs au Yukon à venir faire l'expérience d'un camp de piégeage du rat musqué.

« C'est un écosystème très important pour la Première Nation de Kluane », explique Alyce Johnson, directrice de l'école, située à Destruction Bay.

« Nous voulons que les enfants repartent en comprenant le lien entre cet écosystème et le bassin versant de la région. »

Cette année, une cinquantaine d'élèves de la 4e à la 8e année participent au camp au nord de Burwash Landing pendant une semaine.

Au programme : piégeage, pêche, motoneige, préparation de nourriture et d'outils traditionnels, introduction à la langue autochtone et nuits sous la tente.

Parmi les jeunes invités, il y a Arthur St-Laurent, de l'École Émilie Tremblay, qui s'est découvert une passion pour la vie dans les bois.

« Ma famille n'a pas d'expérience avec ça, mes parents ne connaissent pas vraiment ça, mes grands-parents sont tous au Québec. Alors, c'est plus moi, quand j'étais vraiment jeune, j'adorais être dans le bois. Avec le temps, j'ai plus aimé la cabine, la chasse, un petit peu la trappe, ça s'est adonné que c'est une de mes passions. »

Le jeune francophone apprécie pouvoir enfin partager son intérêt avec d'autres comme lui durant le camp.

Un élève regarde ce que fait une aînée. Margaret Johnson, de la Première Nation de Kluane, enseigne l'art de nettoyer une peau avec un grattoir en os d'orignal. Photo : Radio-Canada / Philippe Morin

Les prises sont dépecées et nettoyées sur place à l'aide d'outils traditionnels fabriqués à partir d'os d'orignal grâce à l'expertise des aînés autochtones de la région. Les peaux seront offertes aux artisans de la fourrure, et la viande est consommée le soir même.

Des trappeurs du gouvernement du Yukon sont également de la partie pour faire partager leur savoir et faire goûter d'autres prises, comme le lynx, à ces jeunes passionnés.

« C'est fantastique d'être invité dans l'endroit que je préfère, à l'extérieur, avec des enfants qui souhaitent apprendre ce genre de choses » dit Ryan Sealy, responsable du programme d'éducation de piégeage du gouvernement du Yukon.

D'après les informations de Philippe Morin/CBC

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