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Régis Labeaume veut plus de contrôle sur les radars photo

Régis Labeaume, maire de Québec
Régis Labeaume, maire de Québec Photo: Radio-Canada

« Je peux-tu avoir le nombre de radars photo que je veux? » Le maire de Québec, Régis Labeaume, veut se libérer des griffes du ministère des Transports. Dans une longue tirade au colloque sur la sécurité routière, samedi, il a réclamé le droit de gérer lui-même les radars photo sur le territoire de sa ville.

Régis Labeaume estime que le bilan de sécurité sur les routes de Québec ne pourra véritablement s’améliorer que si son administration peut elle-même prendre toutes les décisions qui s’imposent.

Le maire s’oppose particulièrement au fait que c’est le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui décide combien de radars photo sont déployés sur le territoire de la capitale.

Le MTQ doit aussi approuver l’endroit où ces radars photo sont installés. Selon Régis Labeaume, cette situation doit cesser, entre autres pour les radars photo mobiles, qui sont actuellement au nombre de quatre à Québec.

Ça ne se peut pas que Big Brother décide pour nous autres où l'on va installer nos radars photo au quotidien!

Régis Labeaume, maire de Québec

« On pense qu'on est assez intelligent et compétent pour prendre toutes les décisions. C'est un ensemble de moyens qui, mis ensemble, vont donner des résultats », insiste le maire.

Appel à une réflexion collective

Même si le bilan routier s’est amélioré ces dernières années, Régis Labeaume affirme qu’il y a largement place à l’amélioration. En 2016, il y a 3 eu trois morts sur le territoire de la ville et 46 blessés graves.

Le maire appelle donc à la réflexion au moment où la Ville s’apprête à élaborer sa Stratégie de sécurité routière 2019-2013. À son avis, trop de comportements dangereux sont encore légion, notamment face aux piétons.

Comment se fait-il qu'on ne fait pas comme les autres et qu'on ne donne pas la priorité aux piétons qui veulent traverser la rue, même aux endroits indiqués?

Régis Labeaume, maire de Québec

« Ça veut dire qu'on a une conscience collective pas très affinée sur la question de la sécurité », a indiqué le maire à la clôture du colloque.

Régis Labeaume affirme qu’il ne pourra pas faire changer à lui seul ces comportements. Tout le monde devra réfléchir à sa conduite et des peines plus sévères devraient être imposées, selon le maire.

« Ça prend de la répression. Il faut toucher le portefeuille des gens. C’est inévitable. Pour certains, c'est la seule façon de comprendre. »

Les dangers du cannabis

Le chef de police de l’État de Washington, John Batiste, était de passage au colloque sur la sécurité routière samedi afin d’expliquer l’impact de la légalisation de la marijuana sur le bilan routier de cet État américain.

Les accidents mortels y étaient à la baisse depuis 2010. Or, les statistiques présentées samedi démontrent une tendance à la hausse depuis 2014, année où les premières boutiques de vente de cannabis à des fins récréatives ont ouvert leurs portes.

En 2014, l’État de Washington recensait 429 morts sur ses routes. En 2015, ce nombre est monté à 499. Puis en 2016, il était question de 503 morts.

Régis Labeaume évite de s’alarmer, alors que la légalisation du cannabis est prévue pour cet été au Canada. « Il faut faire attention avec ces chiffres-là », dit le maire. Il croit que d’autres facteurs, comme la crise des opioïdes, pourraient avoir interféré avec ces statistiques.

Société