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  • Envoyé spécial
  • L'intervention en Syrie est « malheureuse, mais nécessaire », dit Justin Trudeau

    Le reportage de Philippe-Vincent Foisy

    Le premier ministre canadien réitère son appui aux frappes militaires en Syrie, alors que le vice-président américain, Mike Pence, espère que le régime de Bachar Al-Assad « abandonnera une fois pour toutes l'utilisation d'armes chimiques ».

    Un texte de Philippe-Vincent Foisy, correspondant parlementaire à Ottawa et envoyé spécial au Pérou

    Les deux politiciens se sont serré la main devant les caméras, en marge du Sommet des Amériques au Pérou, et ont fait de courtes déclarations avant de discuter derrière des portes closes. Le bureau du premier ministre Trudeau a indiqué que les deux hommes avaient abordé la question syrienne, mais n’a pas donné les détails des discussions.

    Devant les caméras, Justin Trudeau a qualifié l’intervention américaine, française et britannique de « malheureuse, mais nécessaire ».

    « C’est quelque chose que nous ne pouvons pas accepter, l’utilisation des armes chimiques sur des populations civiles. La communauté internationale doit rester unie et nous devons nous assurer que le régime syrien rende des comptes », a affirmé le premier ministre.

    « Les coupables doivent faire face à la justice », a-t-il ajouté plus tard en point de presse, qualifiant de « meurtrier » le régime de Bachar al-Assad.

    C'est déplorable que le régime syrien ait utilisé des armes chimiques contre ses citoyens et c'est dommage que la communauté internationale ait dû intervenir directement pour limiter et empêcher l'utilisation future d'armes chimiques. Mais je pense, et je sais que la réponse a été nécessaire.

    Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Le premier ministre a aussi affirmé qu'aucune demande n'avait été formulée auprès du Canada afin qu'il participe militairement aux frappes, qu'il a qualifiées de « mesurées » et de « proportionnées ».

    Pour sa part, le vice-président américain a affirmé que le président Donald Trump avait déjà clairement indiqué « que les États-Unis étaient prêts à poursuivre leurs actions [militaires] » pour miner la capacité du gouvernement syrien à utiliser des armes chimiques.

    Vendredi, le secrétaire de la Défense américaine, James Mattis, avait expliqué que l’intervention militaire était « ponctuelle ».

    « Nous sommes optimistes de voir bientôt la Syrie et ses parrains russe et iranien abandonner une fois pour toutes l’utilisation d’armes chimiques contre des civils », a expliqué Mike Pence.

    ALENA : entente « dans les prochaines semaines »

    Mike Pence croit que les États-Unis, le Canada et le Mexique sont de plus en plus près d'une entente.

    « Ce n’est pas encore fait, des enjeux doivent encore être réglés », a-t-il indiqué aux journalistes américains qui le suivent au Pérou. « Il y a une vraie possibilité que nous parvenions à une entente au cours des prochaines semaines. »

    Certains croyaient que le Mexique, le Canada et les États-Unis profiteraient du Sommet des Amériques pour annoncer une entente de principe lors du Sommet des Amériques.

    Même si l’annonce n’a pas eu lieu, le Canada partage l'optimisme des États-Unis. « Je pense que c'est clair que depuis quelques semaines le progrès qu'on est en train de faire sur la renégociation de l'ALENA est positif, mais il nous reste encore beaucoup de travail à faire », a dit Justin Trudeau, devant les journalistes.

    Lors de sa rencontre avec le premier ministre canadien, Mike Pence s’est lui aussi dit encouragé par le progrès des négociations. Les négociateurs des trois pays sont réunis en ce moment à Washington.

    Comme le président l’a dit récemment, nous pensons que nous sommes proches [d’une entente].

    Mike Pence, vice-président des États-Unis

    Selon le bureau du premier ministre Trudeau, les deux politiciens ont aussi « discuté de leurs intérêts communs en matière d’acier et d’aluminium ».

    Justin Trudeau a déjà clairement indiqué qu’il était l’allié des États-Unis dans ce dossier, contre le dumping chinois.

    Mike Pence était accompagné notamment du Secrétaire d’État par intérim, John Sullivan, ainsi que du gendre du président, Jared Kushner. La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, faisait partie de la délégation qui accompagnait Justin Trudeau.

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