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Pêche au saumon : la relève au rendez-vous sur la rivière Matane

Pêcheurs sur la rivière Matane
Pêcheurs sur la rivière Matane Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La pêche au saumon est en croissance au Québec. La relève est au rendez-vous et semble de plus en plus sensibilisée à la conservation de l'espèce. C'est le cas, notamment, sur la rivière Matane.

Un texte de Joane Bérubé

Au Québec, plus de 55 % des saumons atlantiques capturés sont maintenant remis à l’eau. Ce nombre devrait augmenter avec les nouvelles règles qui diminuent le nombre de prises allouées. Et cela ne semble pas empêcher la croissance du sport, au contraire.

Selon le directeur de la Société de gestion de la rivière Matane (SOGERM), Sébastien Lavoie, la vente de permis de pêche avec remise à l’eau est en explosion. « Les nouveaux pêcheurs au saumon sont vraiment conscientisés à la remise à l’eau et c’est de plus en plus populaire », souligne le gestionnaire de la rivière Matane.

Il faut dire que la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) a mis l’accent, au cours des dernières années, sur le développement de la relève.

À Matane, il y a deux ans, la SOGERM a, de son côté, revu son offre de cours d’initiation à la pêche au saumon de l’Atlantique.

Un pêcheur dans une rivière à saumonsUn pêcheur dans une rivière à saumons Photo : Radio-Canada

Un moniteur à temps plein a été embauché et la tarification a été diminuée. Le cours est aussi désormais offert en forfait « tout inclus », ce qui comprend le prêt de l’équipement, le permis de pêche et les droits d’accès à la zec.

[Tout ça] pour qu’une personne qui vient essayer la pêche au saumon sur la rivière Matane puisse être, à la fin de la journée, autonome pour pêcher sur d’autres rivières au Québec.

Sébastien Lavoie, directeur général de la SOGERM

La rivière Matane a presque toujours été considérée comme une rivière « école » pour la pêche au saumon.

Sa facilité d’accès aux fosses grâce à la route 195, qui borde la rivière, et sa bonne montaison lui ont longtemps assuré cette réputation. Les amateurs en ont souvent profité pour s’initier en compagnie de pêcheurs plus expérimentés, d’autant plus qu’avant 2015, il n’y avait pas de contingentement sur la rivière. De 12 à 20 personnes par année s’inscrivaient alors aux cours d’initiation offerts par la SOGERM.

L’an passé, 70 personnes ont appris à pêcher le saumon sur la rivière Matane au cours de l’été. Les réservations actuelles laissent présager que ce chiffre sera atteint, voire dépassé, à l’été 2018.

Sensibilisation auprès des jeunes

La SOGERM participe aussi depuis plusieurs années au programme Histoire de saumon de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), qui permet à de jeunes écoliers de contribuer à l’ensemencement des rivières à saumon en élevant des alevins en aquarium. « C’est vraiment dans un but de sensibilisation et d’éducation par rapport à la conservation et à la biologie du saumon atlantique », commente M. Lavoie.

Des jeunes de trois écoles de la Matanie, celles de Saint-Ulric, de Sainte-Félicité et l'École Victor-Côté, à Matane, sont inscrits au programme.

Jeune pêchant sur la rivière GodboutJeune pêchant sur la rivière Godbout Photo : Courtoisie ZEC des rivières Godbout et Mistassini

Au Québec, chaque jour/pêche génère 800 $ en retombées économiques, ce qui en ferait l’activité de prélèvement la plus rentable. Près de 15 000 pêcheurs fréquentent les rivières québécoises pour un total d’environ 60 000 jours de pêche par année et des retombées économiques estimées à 50 millions de dollars.

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