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Frappes en Syrie : « mission accomplie! » - Donald Trump

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Les ruines du Centre de recherche scientifique syrien, après le frappes militaires,

Le Centre de recherche scientifique syrien, près de Damas, est l'une des cibles qui a été frappées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Photo : Associated Press / Hassan Ammar

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les frappes aériennes menées vendredi soir par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni en Syrie ont « atteint toutes leurs cibles », a indiqué le Pentagone. Le président Trump a de son côté parlé d'une attaque « parfaite ».

Les frappes occidentales contre le régime syrien, « précises, importantes et efficaces », ont porté un tel coup au programme chimique syrien qu'il « mettra des années à s'en remettre », a affirmé un haut responsable du Pentagone, le général Kenneth McKenzie, samedi.

Selon le général :

  • le centre de recherche et de développement d'armes chimiques de Barzah, près de Damas, a été touché par 76 missiles, dont 57 Tomahawks. La cible a été « détruite » ;
  • l'entrepôt d'armes chimiques de Himshun Sar, près de Homs, a été touché par 22 « armes » (États-Unis, Royaume-Uni et France) ;
  • le bunker d'armes chimiques de Himshun Sar a été visé par sept missiles Scout et a été « touché avec succès ».

Les défenses anti-aériennes russes n'ont pas été activées et celles du régime syrien ne l'ont été qu'après la fin des frappes, a ajouté le général McKenzie.

« Aucun des avions ou missiles utilisés pendant cette opération, n'a été atteint par la défense anti-aérienne syrienne », a-t-il déclaré, notant qu'en envoyant des missiles non-guidés après les frappes, le régime syrien a pris le risque de faire des victimes civiles.

« Nous n'avons aucune indication que la défense anti-aérienne russe ait été utilisée », a-t-il précisé.

La principale porte-parole du Pentagone, Dana White, a précisé lors du même point de presse que ces frappes avaient été lancées afin de « miner la capacité de la Syrie à utiliser des armes chimiques à l'avenir ».

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Le président des États-Unis, Donald Trump, s'adresse à la nation pour annoncer des frappes sur la Syrie le 13 avril 2018.

Les détails des frappes occidentales contre la Syrie

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Les bombardements visaient à punir le président syrien, Bachar Al-Assad, pour une attaque chimique qui aurait été effectuée par son régime le 7 avril contre des civils et à le dissuader de recommencer.

Mme White a affirmé que les frappes ne marquaient pas un changement dans la politique étrangère américaine et ne constituaient pas une tentative pour destituer le président Al-Assad.

Elle a toutefois ajouté que les États-Unis ne pouvaient pas tolérer des violations aussi sérieuses du droit international.

La porte-parole a également exhorté la Russie à respecter sa promesse et de s'assurer que le régime syrien ne recourrait plus aux armes chimiques.

«  Une attaque aérienne parfaitement exécutée  »

Le président Donald Trump a de son côté louangé les militaires américains et leurs alliés. « Une attaque aérienne parfaitement exécutée hier soir. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur belle armée. On n'aurait pas pu obtenir un meilleur résultat. Mission accomplie ! », a-t-il publié sur Twitter.

« Tellement fier de notre grande armée qui sera bientôt, grâce aux milliards de dollars de budget supplémentaire débloqués sous mon administration, la meilleure que notre pays ait jamais eue », a-t-il ajouté ans un second tweet.

En 2003, le président américain de l'époque, George W. Bush, avait annoncé la fin des principales opérations de combat en Irak sur un porte-avions américain rentrant du Golfe, avec la bannière « Mission accomplie » derrière lui, proclamation qui s'est rapidement révélée prématurée.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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