•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le difficile ajustement du marché du travail à la génération du millénaire

Trois personnes travaillent devant un tableau, alors que trois autres sont assises à l'ordinateur dans une salle avec, en fond, une bibliothèque et des plantes.
La jeune génération a des besoins différents de ceux de ses prédécesseurs, confirment certains employeurs. Photo: Reuters / Amir Cohen

Le choc entre la génération des baby-boomers et celle du millénaire se fait sentir dans le monde du travail, tant dans les façons de travailler que dans le manque de communication entre l'employeur et l'employé, selon Gabrielle Morin, étudiante au baccalauréat en statistique à l'Université Laval.

Selon Mme Morin, certains membres de la génération du millénaire n'ont pas l'impression d'être écoutés et croient que les patrons ne font qu'à leur tête.

Elle ajoute que les jeunes de son entourage ne veulent pas travailler dans des domaines très conservateurs comme la fonction publique parce qu'on y suit un modèle très rigide, sans ouverture à l'égard des jeunes et de leurs idées.

Nouvelles mesures entrepreneuriales pour la jeune génération

L’analyste en approvisionnement à Mountain Equipment Co-op à Vancouver, Emmanuel Prinet, affirme qu’un encadrement personnalisé comme du coaching, des programmes de mentorat et plusieurs possibilités de développement personnel doivent être envisagés pour répondre aux besoins de cette génération.

Selon lui, les enfants du millénaire aiment le changement, veulent avoir la capacité d’évoluer dans l'entreprise et souhaitent le respect et l’écoute. Il mentionne également que les jeunes ne voient pas un emploi comme une carrière, mais plutôt comme une étape de vie.

« Les jeunes d'aujourd'hui passent moins de temps dans une entreprise. Peut-être deux, trois ans, cinq ans. Ils aiment bien changer assez souvent finalement », précise-t-il.

Éviter de stéréotyper les générations

Pour Kirsten Kuyken, professeure à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une des sources de mésentente entre certains jeunes de la génération du millénaire et leurs employeurs est la communication intergénérationnelle et la façon de nommer les générations.

Selon elle, les termes baby-boomer, génération X, Y ou Z et millénariaux tendent à catégoriser les gens de façon arbitraire en fonction de leur âge.

Des recherches montrent que, plus on regarde les générations de façon isolée et sous ces appellations-là, plus elles se sentent stigmatisées et en compétition l'une avec l'autre.

Kirsten Kuyken, professeure à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM à Montréal

Par ailleurs, soutient Mme Kuyken, le réseau de contacts favorisé par les changements successifs de lieux et de domaines d’emploi peut s'avérer une force de la jeune génération.

Avec les informations d'Alexandre Laplante

Colombie-Britannique et Yukon

Emploi