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Les libéraux ontariens en difficulté, à moins de deux mois des élections

De g. à d. : Kathleen Wynne, Andrea Horwath et Doug Ford
De g. à d. : Kathleen Wynne, Andrea Horwath et Doug Ford Photo: La Presse canadienne
Radio-Canada

Selon le groupe Innovative Research, le Parti libéral de l'Ontario devra travailler d'arrache-pied s'il veut remporter les prochaines élections. Le groupe estime que les libéraux sont actuellement en mode survie alors que les progressistes-conservateurs ont le vent dans les voiles.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

Malgré un budget qui tente de répondre à bien des besoins en promettant des investissements dans différents programmes, les libéraux ne sont pas parvenus à reprendre le terrain perdu, selon ce que constate le groupe Innovative Research.

Selon un sondage réalisé par la firme et dont les résultats ont été fournis à CBC, les conservateurs récoltent 37 % des intentions de vote, contre 26 % pour les libéraux et 18 % pour les néo-démocrates.

Le budget de l'Ontario 2018Le budget de l'Ontario 2018 Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Le budget, déposé le 28 mars dernier à l'Assemblée législative, est perçu par 65 % des Ontariens sondés comme une tentative désespérée de se faire réélire.

Seuls 29 % estiment qu'il s'agit d'un effort réel pour régler les problèmes qui existent dans la province.

Selon Greg Lyle, le président d'Innovative Research Group, les électeurs sont de moins en moins prêts à accorder le bénéfice du doute aux libéraux.

Il en était déjà de même l'an passé lors du dévoilement du plan pour réduire les factures d'électricité : « Il y a maintenant un sentiment d'épuisement à l'égard des libéraux ».

Pour remonter la pente

Kathleen Wynne devant des caméras et les téléphones cellulaires de journalistes.La première ministre Kathleen Wynne Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Seule éclaircie pour les libéraux : avec ce budget, ils ont réussi à arrêter l'hémorragie, à retenir certains libéraux qui songeaient à quitter le bateau et à aller chercher certains néo-démocrates.

Mais ils ne sont pas parvenus à dissuader les gens de voter pour les progressistes-conservateurs de Doug Ford.

Greg Lyle estime que la seule option des libéraux est de couper l'herbe sous le pied du NPD, qui prend du galon, et de se présenter comme la solution de rechange aux conservateurs puis de travailler pour envoyer le message selon lequel il faut une solution de rechange.

Les chances de répéter l'exploit qu'ils ont accompli lors de la dernière élection sont très minces en ce moment.

Greg Lyle, président, Innovative Research group

Le vent dans les voiles

Photo de Doug Ford qui est entouré de micros et de caméras dans un corridor de l'Assemblée législative.Doug Ford à Queen's Park. Photo : Radio-Canada

Pendant ce temps, les progressistes-conservateurs poursuivent sur leur lancée. En fait, ils gagnent du terrain là où ça compte, là où ils peuvent faire des gains.

Et ce, malgré les nombreuses difficultés qu'ils ont dû traverser depuis la démission de l'ancien chef Patrick Brown et depuis la course à la direction du parti.

Les conservateurs réussissent même à attirer des électeurs libéraux et des gens qui n'avaient pas d'appartenance politique ou qui s'intéressaient bien peu à la politique.

En fait, les revirements des derniers mois ont fait en sorte que plus de gens qu'à l'habitude se sont intéressés à la politique provinciale. Et ce sont les conservateurs qui en ont bénéficié.

Selon Greg Lyle, c'est que Doug Ford parvient à incarner la frustration et la colère que bien des gens ressentent en Ontario. « Il attire les gens qui sont économiquement malheureux ».

Si vous prenez tous ceux qui n'aiment pas Doug Ford, ils sont moins nombreux que ceux qui n'aiment vraiment pas Kathleen Wynne en ce moment.

Greg Lyle, président, Innovative Research Group

Allégations contre Doug Ford

Les allégations du Globe and Mail selon lesquelles Doug Ford aurait revendu de la drogue dans les années 1980 ne semblent pas être une avenue à exploiter pour les adversaires des conservateurs.

Innovative Research a posé la question aux Ontariens sondés.

Seuls 43 % étaient au courant de cette histoire. 65 % de ceux qui ont entendu parler de ces allégations sont d'avis que Doug Ford ne devrait pas être premier ministre.

Seuls 13 % sont convaincus que l'histoire est vraie, mais ils ne sont pas des électeurs progressistes-conservateurs. Les autres ne sont pas convaincus de la véracité de l'information. Doug Ford a toujours nié ces allégations.

Ça ne fait pas une grande différence.

Greg Lyle, président, Innovative Research Group

Méthodologie d'Innovative Research Group :

Les sondages ont été effectués entre le 2 et le 9 avril dernier. 920 Ontariens adultes ont été consultés en ligne. Il s'agit d'un échantillon représentatif. Comme le sondage en ligne n'avait pas un échantillon aléatoire, une marge d'erreur ne peut pas être calculée.

Toronto

Politique