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Saison océanesque à Rimouski

Trophées gagnés par l'équipe et les joueurs de l'Océanic de Rimouski en fin de saison 2017-2018
Trophées gagnés par l'équipe et les joueurs de l'Océanic de Rimouski en fin de saison 2017-2018 Photo: Radio-Canada / Jean Marc Robichaud
Radio-Canada

La saison de l'Océanic de Rimouski a pris fin la semaine dernière lors du 7e match de première ronde des séries éliminatoires chaudement disputées contre les Wildcats de Moncton. Si la déception était palpable, il faut se rappeler que la campagne 2017-2018 a été fructueuse. Son bilan déposé, les dirigeants du club entrevoient un avenir rempli de promesses.

Une chronique de Jean Marc Robichaud

Citius, Altius, Fortius. La devise olympique de Pierre de Coubertin illustre bien la saison 2017-2018 de l'Océanic de Rimouski qui vient de se terminer.

Citius

Plus vite.

Souvenez-vous des prévisions automnales en début de saison. Les mandarins des médias confinaient l'Océanic de Rimouski au tiers inférieur du classement général, en raison de la jeunesse de son alignement.

L'entraîneur-chef et directeur général, Serge Beausoleil, en était tout à fait conscient. Il a d'ailleurs pris soin d'entourer son jeune club de dignes vétérans. L'attaquant Samuel Dove-McFalls et le défenseur Chase Stewart sont arrivés de Saint-Jean avec une bague au doigt obtenue lors de la dernière conquête de la Coupe du Président avec les SeaDogs. Yannik Bertrand, avant les Fêtes, et Mathieu Nadeau, en janvier, sont venus compléter ce trio de joueurs de 20 ans.

Et si l'Océanic a effectivement commencé l'automne en bas du classement, il est devenu de plus en plus clair qu'on allait dévorer les premières étapes d'un cycle nouveau.

Alors qu'on comparait déjà le jeune Alexis Lafrenière à son illustre prédécesseur Sid the Kid (Crosby), Mathieu Bizier a progressé avec une constance déconcertante tout comme le défenseur Christopher Inniss. Ces trois jeunes ont confirmé ce que signifie être repêché en première ronde d'un repêchage de grande qualité.

Nos jeunes ont joué, bien joué, beaucoup joué.

Serge Beausoleil, directeur général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski

La vitesse à laquelle ces recrues de 16 ans se sont développées a même permis à la direction rimouskoise de miser sur deux joueurs de plus dès janvier : l'attaquant Ludovic Soucy et le défenseur Jacob Bernard. Et pendant tout ce temps, Colten Ellis, le cerbère de 17 ans acquis du Cap-Breton en juin, n'a pas manqué d'éblouir les partisans.

À Rimouski, c'est à toute allure qu'on a vu le talent se développer.

Altius

Plus haut.

En septembre, ''quand l'été remet ses souliers'', les bonzes des médias ont sorti boules de cristal et cartes de Tarot pour faire leurs prévisions annuelles.

Si les plus pessimistes ont relégué l'Océanic au tiers inférieur du classement général, les plus effervescents l'ont vu avec l'avantage de la patinoire, entre le 6e et le 8e rang.

Alors que ''l'équipe de toute une région'' a effectivement lancé l'automne entre le 16e et le 12e rang, elle s'est hissée graduellement au classement. Si bien qu'en décembre, elle assiégeait les Remparts, premiers de division. En janvier, l'Océanic occupait le sommet de la division Est et la tendance s'est maintenue jusqu'en mars.

Le club a finalement terminé la saison 2017-2018 au troisième rang du classement général de la LHJMQ.

Fortius

Plus fort.

Au terme de sa saison régulière, l'Océanic affichait encore une fois plus de 40 victoires. Tout un palmarès! Pour une équipe si jeune, une récolte de 93 points ne passe jamais inaperçue aux yeux des partisans. Un élément en particulier a rempli de fierté la direction et les entraîneurs :

La croissance interne de notre équipe, [qui] est plus qu'intéressante et positive.

Serge Beausoleil, directeur-général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski

Une croissance qui a d'ailleurs retenu l'attention. L'équipe a remporté, en fin de saison, une panoplie d'honneurs, tant collectifs qu'individuels. Le Trophée Robert-Lebel notamment, acquis pour une première fois à Rimouski, qui récompense l'équipe qui a conservé la meilleure moyenne de buts alloués.

À cela se sont ajoutés le trophée Guy-Carbonneau, remis à l'attaquant défensif (Samuel Dove-McFalls), le Michel-Bergeron, remis à la recrue offensive (Alexis Lafrenière), le Raymond-Lagacé, remis à la recrue défensive (Colten Ellis, gardien), le Maurice-Fillion, remis au directeur-gérant de l'année (Serge Beausoleil), et j'en passe. C'est fort!

Épilogue

Plus vite, car la formation bas-laurentienne s'est permis d'accélérer la progression de son cycle.

Plus haut, puisque l'équipe s'est propulsée du 16e rang qu'elle occupait en début de saison au 3e du classement général en fin de calendrier.

Plus fort, parce qu'en plus de l'expérience acquise, le club rimouskois reviendra l'automne prochain gonflé à bloc.

L'Océanic de Rimouski sera à surveiller en 2018-2019.

Serge Beausoleil, directeur-général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski

Quoi qu'il en soit, on pourra dire qu'« océanesque » et « olympique » allaient main dans la main cette année.

En passant, Serge Beausoleil est plus que jamais l'homme de confiance de ses patrons qui viennent de prolonger son contrat. Il sera encore à la barre de l'Océanic de Rimouski pour les trois prochaines années.

À qui sait attendre, le temps ouvre ses portes.

Bas-Saint-Laurent

Sports