•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Commission Viens : un jeune Autochtone se dit victime d'une « cure géographique » à Val-d'Or

Un homme autochtone témoigne lors d'une commission d'enquête.
Alexis James Wawatie Photo: Radio-Canada

À la Commission Viens, jeudi, un jeune Autochtone de Val-d'Or a raconté avoir été victime de « cure géographique », cette technique qui consiste à ce que des policiers abandonnent un individu en état d'ébriété en bordure d'une route à l'extérieur d'une ville pour lui permettre de dégriser.

Un texte de Thomas Deshaies

L'événement serait survenu il y a près de cinq ans. Alexis James Wawatie a expliqué qu'il se rendait à l'établissement le Manoir de Val-d'Or, lorsqu'il a été interpellé par des policiers.

Il se serait fait demander d'embarquer dans la voiture de patrouille. Il n'était alors pas en état d'arrestation et ne troublait pas l'ordre public.

Lorsqu'il a questionné les forces de l'ordre, on lui aurait répondu qu'on agissait ainsi pour qu'il dégrise. On l'aurait ensuite laissé à quelques kilomètres du centre-ville, sur le chemin Baie-Carrière. Les policiers auraient refusé de s'identifier.

Il a expliqué avoir craint pour sa sécurité puisqu'il pensait être emmené dans la forêt pour être battu.

Des prisonniers témoignent

Les témoignages de prisonniers ont aussi été rapportés jeudi à la commission. Plusieurs ont fait état de situations de racisme et de discrimination.

Nathaniel Wabanonik estime que les prisonniers non-autochtones ont généralement plus de privilèges. Les prisonniers peuvent aller travailler à Amos, accompagnés par les agents des services correctionnels. Le témoin déplore cependant que cette permission soit plus rarement accordée aux Autochtones, selon lui.

Les blancs arrivent au pavillon et ça ne prend pas de temps. Deux semaines et déjà ils vont travailler en ville. Nous autres, faut attendre un mois et demi, deux mois quasiment.

Nathaniel Wabanonik

Il a également déploré qu'on lui ait refusé d'assister à l'enterrement de son fils. « Pas eu d'explications. M'ont juste laissé appeler ma blonde », déplore-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Nations métisses et autochtones