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« Milieu de travail toxique » : Shelly Glover démissionne de la police de Winnipeg

Une femme blonde à lunettes parle en gesticulant.
L'ancienne députée de Saint-Boniface et ministre fédérale Shelly Glover a remis sa démission au Service de police de Winnipeg. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

L'ancienne députée de Saint-Boniface et ministre fédérale Shelly Glover a remis sa démission au Service de police de Winnipeg le 4 avril. Dans sa lettre, elle parle d'un « milieu de travail toxique ».

Élue à Saint-Boniface en 2008 alors qu’elle était policière à Winnipeg, Shelly Glover a été ministre du Patrimoine canadien de 2013 jusqu’aux élections de 2015. Ensuite, elle a quitté la vie politique pour reprendre sa carrière avec la police de Winnipeg.

« C’est avec une profonde tristesse que je démissionne d’une carrière qui m’a apporté tant de joie et de satisfaction pendant des années », dit-elle dans une lettre au chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, datée du 4 avril 2018 et obtenue par CBC.

Le Service de police de Winnipeg n’est plus un environnement sain.

Shelly Glover, ancienne ministre fédérale et policière

« Ainsi, je passe à de nouvelles occasions, avec l’espoir que quelqu’un pourra un jour aider les employés bons, honnêtes et assidus que je laisse derrière moi, et qui souffrent dans un milieu de travail sans imputabilité et sans traitement équitable pour tous », poursuit-elle.

Mme Glover cite l’enquête portant sur une plainte concernant le respect en milieu de travail qu’elle a soumis. Elle affirme s'attendre à ce que sa plainte soit résolue, « même si je ne suis plus dans le milieu de travail ».

L'Association de la police de Winnipeg est au courant de la plainte, et a fourni des conseils et du soutien à Shelly Glover, déclare le président du syndicat, Maurice Sabourin. Il ajoute que l’association suit l’enquête.

Outre cette plainte, Mme Glover fait allusion à des problèmes systémiques dans le fonctionnement du Service de police de Winnipeg.

« J’ai travaillé avec des membres [de la police] et des citoyens formidables qui se sont toujours comportés avec professionnalisme, gentillesse et une éthique de travail saine », dit-elle.

« Leur présence parmi nous est une bénédiction et j’espère pour eux que vous envisageriez de lancer un groupe de travail ou d’embaucher un évaluateur externe, afin de changer le milieu de travail toxique du Service de police de Winnipeg », dit l’ancienne ministre.

Mme Glover a refusé de commenter la lettre. CBC a aussi sollicité une réaction de la police, qui n’a pas encore répondu à cette demande.

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