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Les retraités sont-ils la solution à la pénurie de suppléants dans les écoles?

L'enseignante à la retraite dans une classe avec des élèves du primaire.

Odette Richard est à la retraite depuis six ans, mais continue de travailler en tant que suppléante au sein du District scolaire francophone Sud.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trouver des suppléants est un casse-tête pour les écoles du Nouveau-Brunswick. Les directions doivent trouver des astuces allant jusqu'à accepter des personnes sans formation dans le domaine de l'éducation. Des enseignants retraités leur permettent toutefois d'avoir un répit.

Les enseignants à la retraite représentent plus de 20 % du bassin de suppléants du District scolaire francophone Sud en 2018.

Parmi ceux-ci, Odette Richard. À 65 ans, elle est à la retraite depuis six ans, mais demeure active en faisant de la suppléance. « Je pourrais travailler pas mal, parce que comme vous savez il y a une pénurie et puis on est en grande demande. »

Elle travaille deux à trois jours par semaine. Le District scolaire francophone Sud l’appellerait plus souvent, mais un règlement provincial limite le nombre de journées de travail des enseignants retraités.

« On peut l'étaler sur toute l'année ou bien on pourrait faire des périodes de presque à temps plein, mais quand nos 80 jours sont écoulés il faut arrêter parce qu’ils vont suspendre notre pension », explique Odette Richard.

« Nous faisons des démarches auprès du gouvernement pour demander d'assouplir cette règle-là, souligne quant à elle la directrice du District, Monique Boudreau. On se retrouve avec une pénurie, une situation qui ne va pas se régler l'année prochaine. »

Une solution à long terme?

Les enseignants retraités qui font de la suppléance sont souvent des amoureux de l’éducation. Mais malgré tout, ils aimeraient parfois pouvoir dire non.

« Je me suis senti dans l'obligation d'accepter [...] quand ils t'appellent à la dernière minute et ils te disent “ on n'a pas trouvé personne d'autre “ », admet l’enseignant à la retraite Jean-Luc Poitras.

« Chaque année, je me dis que je vais ralentir. Je vais cesser, mais comme vous savez, on a une pénurie d'enseignants donc ce n'est pas le temps d'arrêter. »

— Une citation de  Jean-Luc Poitras, enseignant à la retraite et suppléant
Le suppléant dans une classe d'école.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Luc Poitras, enseignant à la retraite.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Pour ces retraités, la vraie solution passerait peut-être par une revalorisation de la profession auprès des jeunes.

D’après un reportage de Wildinette Paul

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