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Elkahna Talbi : « Il existe de la poésie pour tout le monde »

Portrait de la poète et slammeuse Elkahna Talbi, alias Queen Ka
La poète et slameuse Elkahna Talbi, alias Queen Ka, fait partie du jury du Prix de poésie Radio-Canada 2018 Photo: Simon Gosselin

La poète Elkahna Talbi, alias Queen Ka, a commencé à écrire de la poésie au secondaire. Pour elle, c'était « une forme de libération », mais elle n'avait jamais cru publier un jour.

Aujourd'hui, c'est chose faite : cette habituée de la scène, qu'on peut entendre régulièrement au micro de Plus on est de fous, plus on lit!, a fait paraître en 2018 son premier recueil de poésie, Moi, figuier sous la neige, aux éditions Mémoire d'encrier.

La slameuse, née à Montréal de parents d'origine tunisienne, y explore les questionnements que soulève sa quête identitaire perpétuelle.

Elle a accepté de faire partie du jury du Prix de poésie Radio-Canada 2018.

Je trouve superbe l’idée d'avoir à lire des poèmes sans savoir qui les aura écrits. De plus, ce concours permet à plusieurs personnes qui ne sont pas nécessairement actives dans le milieu poétique de se faire connaître. Et puisque je suis une artiste au parcours atypique, évidemment que ça me parle.

Elkahna Talbi

Le poème doit « brasser la cage »

En poésie, ce sont les images simples, mais fortes, qui touchent le plus Elkahna Talbi. Si elle relit rarement un livre ou revoit rarement un film, elle ne « se tanne jamais de relire un recueil ».

À chaque fois, c’est une nouvelle expérience : elle aime être surprise et ébranlée, quand le poème « brasse la cage » et l'emmène ailleurs.

J’aime que le poème provoque en moi une réaction physique.

Elkahna Talbi

Magasiner sa poésie

Souvent, les gens pensent que s’ils ne comprennent pas le poème, c’est qu’ils ne sont « pas intelligents ». Or pour Elkahna Talbi, il existe de la poésie pour tout le monde.

Il faut simplement trouver son type de poésie. Pour cela, il faut « magasiner sa poésie », prendre le temps de feuilleter des recueils dans les allées d'une librairie.

C’est comme pour les autres formes d’art : si tu n’aimes pas les films d’Ingmar Bergman, ça ne veut pas dire que tu n’aimes pas le cinéma. Et qui sait, un jour, tu te surprendras peut-être à regarder Cris et chuchotements en te disant : "Mon dieu, comme ce film me bouleverse."

Elkahna Talbi
Prix de poésie : Inscrivez-vous du 1er avril au 31 mai

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