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Une amitié née au Collège Mathieu de Gravelbourg, sous une pluie d'étincelles

Shannie Boudreault et Olivier Ndihokubwayo, les étudiants du programme de technique de soudage au collège Mathieu à Gravelbourg

Shannie Boudreault et Olivier Ndihokubwayo, les étudiants du programme de technique de soudage au Collège Mathieu à Gravelbourg

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Radio-Canada

Quand ils ont appris qu'ils seraient les deux seuls étudiants inscrits au programme de technique de soudage du Collège Mathieu, à Gravelbourg, Shannie Boudreault et Olivier Ndihokubwayo ont eu du mal à contenir leur surprise.

Shannie et Olivier racontent leur parcours dans le programme de soudage

Un reportage de la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith

Le faible nombre d'étudiants, qui leur paraissait un peu bizarre au début, a vite tourné à leur avantage. Leur formation en soudure s'est faite à un rythme impressionnant, si bien que tous deux affichent une confiance étonnante alors qu'ils travaillent sous des pluies d'étincelles.

Dans l'atelier du Collège Mathieu, à Gravelbourg, l’énergie positive est palpable. La dynamique qui s’est installée entre Shannie, Olivier et leur professeur, Pratt Bapniah, est amusante. Avec un sourire en coin, Shannie et Olivier ont un objectif bien précis : travailler suffisamment fort pour que les élèves en soudure dépassent un jour le maître.

Les étudiants sont si passionnés par leur travail qu'on a envie de se joindre à eux.

Olivier Ndihokubwayo, 27 ans, a passé la majeure partie de sa vie à Montréal. C'est dans l'espoir de travailler sur les pipelines dans le nord et l'ouest du Canada, des emplois bien rémunérés, qu'il s'est inscrit au programme technique de soudage offert à Gravelbourg.

Il admet avoir eu un choc à son arrivée. Après des années passées dans la métropole du Québec, il a dû s'ajuster aux résidences presque vides du Collège Mathieu de Gravelbourg. Il a aussi dû s'acclimater à la vie de ce petit village de la Saskatchewan, qui ne compte que 1 100 personnes. « Quand je suis arrivé, ça m’a surpris d’être avec juste une autre personne. Ce qui était aussi bizarre, c’était les cours en vidéoconférence, parce qu’on a des cours avec le Nouveau-Brunswick. C’est bizarre, mais au fur et à mesure, ça devient normal. »

Les deux étudiants avec leur professeur dans le programme de soudure au collège Mathieu de Gravelbourg.

Les deux étudiants avec leur professeur dans le programme de soudure au collège Mathieu de Gravelbourg.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Olivier admet sans honte qu'il avait des préjugés par rapport à sa compagne de classe. « Je me suis toujours dit que c’était un métier d’homme. Au début, j’avais des doutes sur elle et je me disais qu’elle ne serait pas capable de faire ça, mais j’ai vu qu’on est exactement pareils. On est rendus à la même place. »

Les deux étudiants sont d'ailleurs devenus de très bons amis, explique Shannie. « C’est vraiment une relation très proche, on est devenus amis plus qu’autre chose. »

Destinée à un métier manuel

Shannie Boudreault, 21 ans, s'est installée dans la région de Gravelbourg avec sa famille il y a six ans. Juste avant, elle habitait à Calgary. Aujourd'hui, elle ne se verrait plus dans une grande ville. Elle aime la simplicité de la vie dans cette petite communauté.

Elle avait commencé des études en journalisme, mais a réalisé qu’elle avait trop d’énergie pour rester assise en classe 8 heures par jour.

La voiture de Shannie Boudreault, une Pontiac Fiero.

L’autre passion de Shannie, sa Pontiac Fiero 1985. Un projet qui l’occupe l’hiver.

Photo : Shannie Boudreault

Photo de la table qu’ils ont construite dans le programme de soudure.

Shannie Boudreault était tellement fière de la table qu'elle a construite avec Olivier Ndihokubwayo qu'elle en a affiché une photo à son réfrigérateur.

Photo : Shannie Boudreault

Shannie sera la première finissante du programme qui existe depuis trois ans. Selon les données de Statistique Canada en 2015, seulement 8 % des soudeurs au Canada sont des femmes. Selon elle, d’autres femmes pourraient aimer ce métier, contrairement aux avis qu'elle entend parfois. « Je parle à des femmes qui disent que ce n’est pas quelque chose qu’elles pensent pouvoir faire. »

Nicole Lavergne-Smith, Fureteuse fransaskoise : Faites-moi découvrir votre coin de province! @NLSCBC_RC #fureteuse

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