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Tuerie à la mosquée : des photos présentées en preuve

Main tenant un chargeur contenant plusieurs munitions
Photo déposée en preuve lors des recommandations sur la peine d'Alexandre Bissonnette Photo: Preuve déposée au procès
Radio-Canada

Au deuxième jour des observations sur la peine d'Alexandre Bissonnette, jeudi, la Couronne a poursuivi la présentation de sa preuve avec le dépôt d'éléments techniques. Les audiences ont été suspendues sur l'heure du midi à la suite d'un malaise de Bissonnette.

Un texte de Yannick Bergeron

Me François Godin a présenté des photos des lieux du drame. Une cinquantaine ont été sélectionnées.

Des photographies de l’arme longue que le tireur a tenté d’utiliser à l’extérieur de la mosquée ont été montrées. On peut y voir le fusil de calibre .223 muni d’un long chargeur d’une capacité de 30 balles, presque plein.

Me Godin a précisé qu’il s’agissait d’une arme prohibée puisque le nombre de balles permis dans un chargeur au Canada pour ce type d’arme est de cinq. Les policiers ont aussi retrouvé un autre chargeur pour cette arme dans le véhicule que conduisait Bissonnette.

Le tueur détenait en tout 108 projectiles à son arrivée à la mosquée. Il en aura utilisé un peu moins de la moitié.

Un rapport d'expertise balistique et les rapports d'autopsie ont aussi été déposés.


Fusil de calibre.223 muni d’un long chargeurFusil de calibre.223 muni d’un long chargeur Photo : Image déposée en preuve

Arrêt de travail

La poursuite a également déposé en preuve un document médical démontrant que Bissonnette souffrait de troubles anxieux.

Dans le formulaire, le médecin prescrit un arrêt complet de travail pour une période allant du 5 janvier au vendredi 27 janvier 2017.

Le procureur de la poursuite a souligné que l'événement tragique s’est déroulé le dimanche soir, alors que Bissonnette devait rentrer au travail le lendemain.

Audiences suspendues

Les audiences ont par ailleurs été suspendues sur l’heure du midi. Le procureur de la poursuite décrivait les blessures mortelles observées sur les victimes de la mosquée de Québec lorsque Bissonnette a éprouvé un malaise.

Il a d’abord pris une grande inspiration, a jeté un regard vers son père dans la salle d’audience avant de se mettre à s’agiter sur sa chaise. Tirant sur le collet de sa chemise et montrant différents tics, il s’est par la suite penché vers l’agente correctionnelle qui a attiré l’attention de l’avocat de la défense.

Me Charles-Olivier Gosselin a alors demandé une pause, précisant au juge que son client éprouvait un malaise.

Bissonnette est rapidement parti en direction des cellules escortées par deux agentes correctionnelles et le juge a suspendu l’audience pour la pause du dîner.

Vidéo de l'interrogatoire

Les audiences pour la détermination de la peine ont repris en après-midi. La poursuite a commencé à diffuser la vidéo de l'interrogatoire policier réalisée au lendemain de l’arrestation.

Environ 45 minutes de la bande, qui dure 3 heures, ont été diffusées. La Couronne complètera le visionnement vendredi.

La poursuite a également diffusé l'appel au 911 fait par le meurtrier le soir du 29 janvier.

Alexandre Bissonnette sera condamné à la prison à vie. Les recommandations sur la peine visent à déterminer le temps qu'il devra passer en prison avant de pouvoir faire une demande de libération conditionnelle.

Cette période d'un minimum de 25 ans pourrait théoriquement atteindre 150 ans, soit 25 ans par meurtre.

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