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Sept-Îles au sommet des villes les plus chères, selon l'IRIS

Des billets reposent sur une table

Des billets reposent sur une table.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Leblanc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il faut gagner plus d'argent pour se sortir de la pauvreté à Sept-Îles que dans n'importe quelle autre grande ville du Québec. C'est ce que révèle la plus récente étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS).

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

L'IRIS se base sur l'indicateur du « revenu viable », présenté comme un premier du genre puisqu'il ne compte pas que les besoins de base. « Le revenu viable donne la marge de manœuvre financière suffisante pour des imprévus, des soins de santé ou encore se permettre d’avoir des loisirs », lit-on dans le communiqué de l'IRIS.

« C'est un point d'entrée dans ce qu'on pourrait appeler la classe moyenne. »

— Une citation de  Philippe Hurteau, chercheur à l'IRIS

Pour un couple avec deux enfants d'âges préscolaires, il en coûte 57 186 $ par année pour vivre « sans faire de sacrifices » à Sept-Îles, selon Philippe Hurteau, chercheur à l'IRIS. À Montréal ou Québec, le « revenu viable moyen » tourne plutôt autour de 53 000 $.

Pour une personne seule, l'écart s'agrandit. À Sept-Îles, cette personne doit gagner 29 402 $ pour atteindre le seuil du revenu viable, comparativement à 25 512 $ à Montréal ou 25 082 $ à Québec, soit près de 15 % de plus.

« L'élément fondamental » qui explique cet écart est l'absence de solutions de rechange à l'automobile, selon Philippe Hurteau. « Il n'y a pas de possibilités de vivre décemment à Sept-Îles en étant uniquement, par exemple, dépendant du transport en commun ». Conséquemment, les coûts de transports atteignent 6 000 $ à Sept-Îles, contre près de 1 000 $ dans les autres municipalités.

Les coûts plus élevés des aliments, « principalement à cause de l'éloignement », majorent aussi de « quelques centaines de dollars de plus par années » le niveau du revenu viable.

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