•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des centaines d'élèves portent un chandail de sport en hommage aux Broncos de Humboldt

Un chandail de sport vert, jaune et noir sur les marches d'un escalier.
Le chandail de l'équipe des Broncos de Humboldt. Photo: Reuters / Matt Smith

Les établissements scolaires de la région d'Ottawa et de Gatineau ont incité leurs élèves à porter un chandail de sport jeudi pour rendre hommage aux 16 victimes de la tragédie routière survenue vendredi dernier en Saskatchewan. Le « Jersey Day » a eu lieu un peu partout au pays, jeudi.

À l'école Garneau, à Orléans, les jeunes sont nombreux à jouer au hockey et ils ont été très touchés par le drame.

La direction a décidé d'en faire encore plus.

« On va faire une minute de silence dans chaque classe et au niveau du pavillon 7-8, on va faire une chaîne humaine, donc les élèves vont sortir de classe et se tenir par la main et montrer notre solidarité à la famille de Jonathan Pitre et à la communauté de Humboldt en Saskatchewan », explique le directeur adjoint Maxime Normand.

Plusieurs personnes de la région d'Ottawa et de Gatineau se sont également vêtues d'un chandail de sport pour rendre honneur aux victimes.

Par exemple, de l'autre côté de la rivière, les chauffeurs d'autobus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) tout comme les employés de Postes Canada ont été autorisés par la direction à porter un chandail de hockey.

Le « Jersey Day » a été organisé par un groupe de mères dont les enfants pratiquent le hockey en Colombie-Britannique. Elles aimeraient que les gens portent un chandail de sport, prennent une photo d'eux ea publient sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #jerseysforhumboldt.

Selon la page Facebook de l'événement, plus de 7300 personnes souhaitent participer à ce mouvement de solidarité partout au pays.

Le mouvement s'est aussi étendu bien au-delà des écoles. Des membres de diverses organisations et des différents partis politiques fédéraux et provinciaux ont voulu manifester leur soutien aux Broncos jeudi.

Identité des 16 victimes de l'accident : Tyler Bieber, 29 ans; Logan Boulet, 21 ans; Mark Cross, 27 ans; Glen Doerksen, 59 ans; Adam Herold, 16 ans; Brody Hinz, 18 ans; Logan Hunter, 18 ans; Jaxon Joseph, 20 ans; Logan Schatz, 20 ans; Conner Lukan, 21 ans; Evan Thomas, 18 ans; Parker Tobin, 18 ans; Darcy Haugan, 42 ans; Jacob Leicht, 19 ans; Stephen Wack, 21 ans, Dayna Brons.Identité des 16 victimes de l'accident Photo : Radio-Canada

Événement doublement important pour les pompiers hockeyeurs d’Ottawa

Depuis maintenant neuf ans, des pompiers ottaviens organisent un tournoi de hockey amical avec d’autres premiers répondants de partout en Amérique du Nord, afin d’amasser des fonds pour l’unité de néonatalogie du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO).

« Cette année avec la tragédie de Humboldt, ça frappe tout le monde. On récolte des dons parmi les participants en distribuant des autocollants, et nous portons nos chandails pour le jersey day », souligne Derek Bowker, un pompier d’Ottawa qui a aussi joué dans les rangs juniors en Saskatchewan dans les années 1990.

Un homme portant un chandail de hockey dans une salle de réception où sont assises plusieurs personnes. Derek Bowker espère récolter de fonds pour venir en aides aux personnes touchées par la tragédie d'Humboldt. Photo : CBC

« Tout le monde dans la communauté du hockey était affecté. C’est comme avec les pompiers : quand un pompier tombe quelque part [...] nous avons cette information et ça nous touche. Nous ressentons un deuil. Avec Humboldt, on peut s’identifier aux victimes, leurs proches et leurs parcours », explique Alex Mimikos, un pompier venu de la région de Détroit pour participer au tournoi-bénéfice.

Un homme barbu portant une casquette et un chandail de hockey dans une salle de réception.Alex Mimikos est venu de la région de Détroit pour participer au tournoi-bénéfice. Photo : CBC

L’accident d’autobus des Broncos résonne aussi particulièrement chez les pompiers puisqu’ils sont parfois confrontés à des scènes traumatisantes lors d’accidents de la route majeurs.

« Une scène [d'accident] comme celle va toujours avoir un impact, fait remarquer M. Mimikos. Il faut rester professionnel et faire notre travail. On passe en mode entraînement et on fait le travail qu’on a à faire. Ce n’est qu’après qu’on en ressent l’impact », relate-t-il, en soulignant qu’il existe plus de ressources aujourd’hui pour faire face aux traumatismes.

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Société