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Reconnaître le prix de l'enseignement en français pour un meilleur financement

Roger Paul, directeur général de la fédération nationale des Conseils scolaires francophones.
Roger Paul, directeur général de la fédération nationale des Conseils scolaires francophones Photo: FNCSF
Radio-Canada

À la suite du dépôt du budget, mardi, le ministre de l'Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, a affirmé que son ministère travaille à l'élaboration d'une nouvelle formule de financement propre au Conseil des écoles fransaskoises (CEF), une revendication de longue date de l'organisme. À quoi pourrait ressembler cette formule?

Un texte de Raluca Tomulescu

Selon le directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), Roger Paul, une formule qui refléterait mieux les besoins du système éducatif en français est liée à la reconnaissance du fait qu’il coûte plus cher, par étudiant, aux provinces et aux territoires d’offrir un programme d’enseignement en français comparable à celui de la majorité anglophone.

Roger Paul explique que ce n’est pas le cas pour la Saskatchewan, contrairement à l’Ontario et à l’Alberta, entre autres.

« Il n’y a encore pas de formule de financement dans le dernier budget, déplore Roger Paul. En Alberta, ajoute-t-il, on a des subventions pour les conseils scolaires francophones qui ajoutent des milliers de dollars à la formule de financement. »

En Ontario et en Alberta

En effet, dans le Guide sur les subventions pour les besoins des élèves du ministère de l’Éducation de l’Ontario pour l’année 2017-2018, il est indiqué qu’une allocation est attribuée aux conseils scolaires de langue française pour tenir compte du « coût plus élevé du matériel pédagogique et du soutien requis pour la prestation des programmes de langue française ».

Le manuel de financement du ministère de l’Éducation albertain pour l’année 2018-2019 mentionne qu'une subvention d’accès à l’éducation en français est octroyée aux conseils scolaires francophones, conformément à la Charte canadienne des droits et libertés (article 23), pour permettre aux élèves d'avoir accès à une éducation équivalente à celle offerte par les écoles de langue anglaise.

Roger Paul souligne que le gouvernement fédéral est lui aussi conscient de cette réalité.

Il explique que ce prix plus élevé découle de plusieurs facteurs. Ainsi, certains élèves des écoles de langue française ne maîtrisent pas bien la langue à leur entrée à l’école et ont besoin de francisation. Ensuite, il faut sensibiliser ces élèves à la culture francophone. La nécessité de produire du matériel scolaire en français et le besoin d’engager du personnel spécialisé francophone, comme des orthopédagogues, qui est souvent limité, sont également en cause.

Ça fait en sorte que, si on n’a pas cet argent, c’est l’élève qui souffre de ce manque à gagner.

Roger Paul, directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones

Roger Paul espère en fin de compte que le gouvernement de la Saskatchewan fera preuve de plus d’ouverture aux besoins des francophones.

Le Conseil des écoles fransaskoises a décliné notre demande d'entrevue sur le sujet, indiquant qu’il était en train d'examiner le budget que la province a déposé mardi.

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