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Comment éviter le conflit avec des ours noirs affamés

Un ours noir dans un champ d'herbes hautes séchées.

Un ours noir dans la nature.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La province invite les Manitobains à la prudence : les ours noirs sortent d'hibernation et ils ont faim. Et, dans les régions où il y a encore de la neige, ils risquent de s'aventurer chez des humains si la nourriture y est disponible.

En général, les 25 000 à 35 000 ours noirs du Manitoba sont actifs d’avril à octobre, indique la biologiste spécialiste en gestion de conflits entre les humains et la faune sauvage de la province Janine Stewart.

« Pour ,les ours qui sortent de leurs tanières, il sera difficile de trouver de la nourriture s’il y a encore de la neige. S’il n’y a pas assez de nourriture disponible, certains décideront de retourner dans leur tanière, d’autres pourraient être attirés par des zones créées par les humains à la recherche de nourriture », dit-elle.

« Nous encourageons les gens à prendre de précautions pour éviter ce genre de conflits. On recommande de nourrir les animaux domestiques à l’intérieur de la maison, de s’assurer que les ordures ne sont pas accessibles aux ours, qu'ils soient donc dans le garage ou des poubelles résistantes aux ours, et aussi de décrocher toute mangeoire », affirme la biologiste.

Un ours noir se tient en équilibre sur la rampe d'un patio près d'une piscine hors terre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un ours errant s'est donné beaucoup de misère afin de se rendre à une mangeoire à oiseaux située dans la cour arrière d'une résidence du Grand Sudbury.

Photo : Capture d'écran / YouTube

Elle recommande fortement de tenir les chiens en laisse dans la campagne, car il y a déjà eu plusieurs incidents où des chiens ont énervé des ours noirs ou des coyotes, et ramené l’animal mécontent aux pieds de leur maître.

En moyenne, la province recense 1500 rencontres avec des ours noirs par année. Les incidents où la sécurité d’une personne est directement menacée sont extrêmement rares, dit-elle. Trois attaques fatales d’ours noirs sont enregistrées dans l’histoire du Manitoba.

Malgré la faim des ours qui sortent d’hibernation, le mois qui connaît le plus grand nombre de rencontres entre humains et ours est le mois d’août.

« À ce moment-là, les ours passent à la période d’hyperphagie, où leur appétit quadruple. L’animal qui consomme normalement 5000 calories par jour en consomme 20 000 en prévision de l’hiver », explique Mme Stewart.

Elle s’attarde au mythe du danger de l'ourse noire qui protège ses oursons. « Tout animal sauvage peut chercher à se protéger, à protéger sa progéniture, ou encore sa nourriture. Mais c’est vraiment les grizzlis qui sont très protecteurs de leurs petits. Le conseil de ne jamais s’immiscer entre une femelle et ses petits s'applique surtout aux grizzlis », précise-t-elle.

« La recherche démontre que les rencontres entre humains et ours noirs les plus dangereux concernent des ours mâles plus âgés dans des régions très sauvages », conclut-elle.

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