•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Données personnelles compromises sur un site du gouvernement de la N.-É.

Une main sombre devant un clavier d'ordinateur portable.

Un suspect a été arrêté suite à une intrusion sur un site web du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Des informations personnelles de milliers de citoyens ont été compromises après une intrusion dans un portail Internet du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Le gouvernement indique que 7000 documents ont été consultés entre le 3 et le 5 mars à la suite de cette intrusion.

Du nombre, environ 250 documents renferment des informations personnelles hautement confidentielles, comme des numéros d’assurance sociale, des adresses postales et des dates de naissance.

C’est un employé qui aurait découvert, par hasard, la faille de sécurité, selon Jeff Conrad, ministre adjoint aux Services internes. À la suite de la découverte, le portail Internet gouvernemental du Commissariat à l'information et à la protection de la vie privée de la Nouvelle-Écosse a été inaccessible pendant six jours, mais seulement un mois après l'intrusion, soit à partir du 5 avril.

M. Conrad ne peut dire combien de citoyens sont touchés, mais croit que ce nombre pourrait se chiffrer « dans les milliers ».

Les responsables de l’intrusion n’ont pas eu accès aux informations relatives aux cartes de crédit des citoyens, assure-t-on.

La Police régionale d’Halifax indique que l’enquête est toujours en cours et qu’aucune accusation n’a pour le moment été portée contre l’individu qui a été arrêté.

Le gouvernement n’admet pas immédiatement l’intrusion

Pressée de questions au sujet de la fermeture du portail Internet, la ministre des Services internes, Patricia Arab, s’était contentée mardi d’indiquer qu’un « problème » avait été trouvé et que des techniciens étaient à l’oeuvre.

Patricia Arab et Jeff Conrad assis lors d'une conférence de presse.

La ministre des Services internes, Patricia Arab, et le ministre adjoint Jeff Conrad réagissent à la faille de sécurité sur le portail gouvernemental.

Photo : CBC

Ce n'est que le vendredi suivant que le gouvernement a admis qu'il y avait un problème attribuable à une faille de sécurité. En tout, le gouvernement a attendu six jours entre le moment où il a découvert l'intrusion et le moment où il en a avisé le public.

« Nous prenons la vie privée et la sécurité très au sérieux, mais tout ce que je peux dire est qu’il y a eu un problème et que nous l’avons fermé », a-t-elle dit en parlant du site web gouvernemental.

Une main tenant un cadenas.

Les responsables de l'intrusion auraient accédé à des informations personelles comme des numéros d'assurance sociale.

Photo : Getty Images / Natali_Mis

Chris d’Entremont, le leader parlementaire du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, estimait durant la période de questions de mardi à l’Assemblée législative que la fermeture du portail Internet pendant six jours était « probablement cinq jours de trop ».

La ministre Arab indiquait que le bureau était toujours prêt à répondre aux requêtes du public par téléphone ou par courriel, mais M. d’Entremont estime que ceci est insuffisant.

Le chef du Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse, Gary Burrill, rappelait mardi que l’objectif du droit à l’information était de s’assurer que les gouvernements soient francs et directs. « Pas francs en partie, pas francs à moitié, mais francs à 100 % », affirme-t-il. « À mon avis, ça ne ressemble pas à des réponses 100 % franches, on peut faire mieux que ça. »

La commissaire à la vie privée enquêtera

Catherine Tully, la commissaire à la vie privée de la Nouvelle-Écosse, a été informée de la situation lundi. Son bureau enquêtera lui aussi sur la faille de sécurité.

« L’enquête examinera si le ministère des Services internes a respecté la Loi sur le droit à l’information et à la protection de la vie privée de la Nouvelle-Écosse », a indiqué le bureau de Mme Tully dans un communiqué, mercredi.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Cybersécurité