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Avenir de la caserne Kapyong : entente de principe entre Ottawa et des Premières Nations

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, ainsi qu'une dizaine de chefs autochtones présents lors de l'annonce.

L'entente de principe signée entre des chefs autochtones et le ministère de la Défense vise à aboutir à un règlement final sur la caserne Kapyong à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des années de bataille devant les tribunaux, les Premières Nations faisant partie du Traité 1 et le ministère de la Défense du Canada ont signé une entente de principe au sujet de l'avenir de la caserne de Kapyong, à Winnipeg.

Un texte de Thibault Jourdan

Selon cette entente, les infrastructures de la caserne Kapyong, situées sur un terrain de 65 hectares, dans le secteur ouest de Winnipeg, seront complètement démolies d'ici deux ans.

Selon l’avocat du groupe de Premières Nations dans ce dossier depuis 2007, Normand Boudreau, le groupe obtient environ 44 hectares, soit plus de 68 % du terrain.

« Les résidents de Winnipeg ne vont vraiment pas savoir que c’est une réserve indienne. Ça va être quelque chose de moderne [...] des complexes résidentiels, des complexes d’achat, des parcs, et cetera, toutes sortes de choses que la Ville de Winnipeg aimerait avoir », affirme-t-il.

L’entente de principe signée entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations du Traité 1 « orientera l’élaboration d’une entente de règlement définitif et établira les modalités de vente et d’utilisation future du terrain », stipule un communiqué du ministère de la Défense nationale.

Elle constitue une première étape pour commencer à travailler sur une entente finale. Le prix de vente n'est pas dévoilé, même si les Premières Nations affirment qu'il n'y a pas d'élément contentieux de ce côté.

Faisant autrefois partie de la 17e Escadre de Winnipeg, les infrastructures de la caserne Kapyong se situent entre les quartiers Tuxedo et River Height. Elles abritaient, jusqu'en 2004, le 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, avant que celui-ci ne rejoigne la base de Shilo, située près de Brandon.

Un acte de réconciliation

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, ainsi que la dizaine de chefs autochtones présents lors de l'annonce, ont souligné que cet accord était un pas de plus vers la réconciliation. « Cette entente de principe est le résultat de nombreuses années de négociations et de dialogue, et constitue une étape importante dans le transfert des terres des casernes Kapyong », a déclaré le ministre de la Défense.

« Kapyong représente un bel avenir pour tous les peuples autochtones, et dans l’esprit du Traité 1, nous prendrons les mesures nécessaires pour protéger notre relation fondée sur le Traité avec la Couronne, comme nous l’avons toujours fait », a renchéri le chef Dennis Meeches, de la Première Nation de Long Plain et porte-parole des Premières Nations visées par le Traité 1.

Les casernes détruites

Le ministère de la Défense, qui est toujours propriétaire du site de 65 hectares, a annoncé qu’il allait commencer la destruction des bâtiments qui s'y trouvent d’ici mai. Les travaux auront lieu en deux phases et devraient être achevés d’ici deux ans.

Aucun détail n’a cependant été donné sur l’avenir du site, le communiqué du ministère de la Défense affirmant qu’il était encore « trop tôt pour se prononcer sur l’utilisation future du terrain ».

Le gouvernement fédéral s’est néanmoins engagé à tenir les membres de la collectivité et les Premières Nations au courant de l’état des travaux de démolition.

Pour le groupe acquéreur, il s’agit désormais de rencontrer la Ville de Winnipeg, qui souhaite toujours obtenir une partie du terrain pour agrandir le boulevard Kenaston.

Avec des informations de Camille Gris Roy

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