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Pas d'intervention canadienne en Syrie, dit Trudeau

Pas d'opération militaire en Syrie, dit Trudeau
Radio-Canada

Le Canada n'entend pas participer à une nouvelle action militaire contre le régime de Bachar Al-Assad, affirme le premier ministre Justin Trudeau dans une entrevue accordée mardi matin à l'émission Les coulisses du pouvoir.

« Est-ce qu’une participation canadienne accrue dans un conflit qui pourrait dégénérer est envisageable? », s’est fait demander le premier ministre.

« Le Canada s’implique déjà dans le nord de l’Irak contre l’État islamique. On a une présence [annoncée, NDLR] au Mali, on a une présence en Lettonie contre les Russes pour l’OTAN. On n’est pas en train de regarder d’être présent en Syrie », a répondu M. Trudeau.

« Mais on est en train de livrer de l’aide humanitaire, on est en train de travailler de façon diplomatique et politique pour essayer d’avoir des solutions », a-t-il ajouté du même souffle.

M. Trudeau affirme en outre être « inquiet » de la situation en Syrie, et assure que le Canada « va rester ancré avec [ses] alliés pour essayer de contrer ces crimes de guerre, ces crimes contre l’humanité » commis depuis le début du conflit.

C’est sûr que c’est une zone de conflit potentiel qui pourrait s’agrandir et toucher d’autres pays. Mais on continue de travailler avec nos partenaires.

Justin Trudeau

L’entrevue a été réalisée après que le président Trump eut annoncé une décision imminente au sujet d’une frappe en Syrie, mais avant qu'il ne confirme, mercredi, qu’il entend bel et bien y lancer des missiles pour répondre à une présumée attaque chimique imputée au régime de Bachar Al-Assad.

Sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper, des chasseurs CF-18 canadiens ont participé à des bombardements aériens en Syrie dans le cadre des opérations de la coalition militaire internationale contre le groupe armé État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Le gouvernement Trudeau a cependant mis fin à ces frappes le 15 février 2016, quelques mois à peine après avoir pris le pouvoir, tout en continuant de participer à des missions aériennes de ravitaillement, de renseignement et de surveillance de cette coalition, dirigée par les États-Unis.

La mission des Forces armées canadiennes a depuis été recentrée sur l'Irak. Un ravitailleur en vol CC-150T Polaris et deux appareils de transport CC-130J Hercules et des hélicoptères CH-146 Griffon y sont toujours déployés.

Le contingent canadien, qui peut atteindre 850 hommes, participe aussi à l'entraînement des forces de sécurité irakiennes et fournit des services médicaux.

L'an dernier, la mission de la Force opérationnelle aérienne en Irak a été prolongée jusqu'au 31 mars 2019. Le coût de cette prolongation de deux ans a été évalué à 371,4 millions do dollars.

L'entrevue complète avec le premier ministre Justin Trudeau sera diffusée dimanche à 11 h (HAE) à l'émission Les coulisses du pouvoir.

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